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Les Dodgers en mission, les Brewers sans complexe

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COLLABORATION SPÉCIALE

Après avoir remporté la Série mondiale l’an dernier, les Dodgers de Los Angeles ont mis la main sur encore plus de puissance. Blake Snell et Roki Sasaki sont venus renforcer une rotation déjà redoutable, alors que Tyler Glasnow était enfin en santé. Yoshinobu Yamamoto entamait sa deuxième saison et Shohei Ohtani retrouvait le monticule.

Bref, sur papier, certains observateurs parlaient d’une possible saison de 120 victoires. On a été loin de ça, avec « seulement » 93 gains, un total tout de même suffisant pour dominer la division Ouest. Les blessures ont ralenti la machine, mais les Dodgers arrivent en séries avec une formation qui fait peur.

Pendant ce temps, à Milwaukee, personne ne s’attendait à une saison de 97 victoires, la meilleure du baseball majeur. La grande surprise de 2025, c’est bien eux. Et détail non négligeable : les Brewers ont balayé les Dodgers en saison régulière; six victoires en six matchs.

Voilà donc le décor : la masse salariale la plus élevée du baseball à 350 millions $ contre la 22e, à 120 millions $. Deux mondes qui s’affrontent.

Les Dodgers : des bras pour faire la différence

Avec tous leurs partants en santé – Snell, Yamamoto, Glasnow et Ohtani –, les Dodgers n’ont rien à envier à personne. Leur rotation, c’est du baseball de luxe. La stratégie des Brewers sera donc claire : tenter de faire sortir ces partants le plus rapidement possible pour exposer la relève, considérée comme le maillon faible de Los Angeles.

Mais attention, cette « faiblesse » n’est plus la même. Emmet Sheehan, souvent partant cette saison, sert maintenant de pont entre les partants et Roki Sasaki, promu lanceur de fin de match en séries. C’est un changement majeur : les Dodgers n’ont plus besoin d’exposer un bras vulnérable comme Blake Treinen dans les moments critiques.Au moment d’écrire ces lignes, la formation officielle des Dodgers n’était pas connue, mais Dave Roberts pourrait miser sur plusieurs releveurs gauchers pour contrer Christian Yelich, Bryce Turang, Sal Frelick et Jake Bauers. Anthony Banda, Alex Vesia, Jack Dreyer, Justin Wroblesky, voire même Clayton Kershaw sont dans la discussion, même si je doute que Kershaw fasse partie des 26.

Côté attaque, difficile d’imaginer Shohei Ohtani demeurer 1 en 18 avec neuf retraits sur des prises comme lors de la série contre les Phillies de Philadelphie. Son réveil est imminent. Mookie Betts continue d’être le moteur du club, Freddie Freeman reste un modèle de constance et Teoscar Hernández ne cesse de produire.Will Smith, de retour en santé, redonne également un équilibre à cette formation qui n’a aucun trou évident dans son alignement.

Les Brewers : petits moyens, grandes idées

Les Brewers n’ont pas la profondeur ni les vedettes des Dodgers, mais ils compensent par une cohésion et une exécution exemplaires. Pat Murphy a dirigé cette équipe de main de maître tout au long de la saison, trouvant constamment le moyen de tirer le maximum de ses joueurs.

En attaque, Milwaukee n’a pas la même puissance (166 circuits contre 244 pour Los Angeles), mais on aurait tort de les mésestimer : ils ont claqué sept longues balles dans leur série contre les Cubs de Chicago.Et sur les sentiers, c’est une autre histoire. Les Brewers ont volé 164 buts contre seulement 88 pour les Dodgers. Le contraste est frappant. Au final, ces deux clubs ont terminé premier et deuxième de la Nationale pour les points marqués, preuve qu’il y a plusieurs façons de produire.

La rotation, elle, repose sur Freddy Peralta, un véritable as. Après lui, c’est plus flou. Quinn Priester a brillé en saison, mais son unique départ en séries a tourné court. La recrue Jacob Misiorowski pourrait obtenir un départ après avoir excellé en relève dans la série contre Chicago. Chad Patrick et José Quintana demeurent des options de profondeur, mais Milwaukee devra limiter les dégâts rapidement.

Heureusement, la relève est le cœur battant de cette équipe. Trevor Megill a brillé comme lanceur de fin de match, épaulé par Abner Uribe, Jared Koenig et Nick Mears. Pat Murphy gère son enclos avec doigté, n’hésitant pas à utiliser ses bras les plus fiables dès la cinquième manche. Ne soyez pas surpris de voir ses partants quitter tôt dans les matchs.

Deux philosophies, un même objectif

Difficile d’imaginer deux équipes plus différentes :

  • Gros marché contre petit marché
  • Masse salariale de luxe contre gestion calculée
  • Puissance contre vitesse
  • Partants dominants contre relève efficace
  • Expérience contre naïveté assumée

Mais c’est ce qui rend cette série fascinante : le baseball ne se joue pas toujours dans les colonnes de chiffres, il se joue entre les lignes blanches. Les Dodgers ont beau être les favoris, les Brewers ont prouvé toute l’année qu’ils pouvaient battre n’importe qui, y compris ces mêmes Dodgers.

Ce qu’il faut surveiller

  • Ohtani au bâton : son réveil pourrait transformer la série.
  • Le vol de buts : les Brewers tenteront sûrement de tester le bras de Will Smith.
  • Le pont entre les partants et Sasaki : si Sheehan en arrache, Milwaukee devra en profiter.
  • Le rôle de Misiorowski : un départ solide de sa part pourrait changer le ton de la série.

Prédiction

Tout indique une série de contraste, d’ajustements et de moments charnières. Sur papier, les Dodgers sont nettement supérieurs. Mais les Brewers ont prouvé qu’ils savaient déranger le plan des géants, surtout quand ils imposent leur style de baseball agressif.Les Brewers vont donner du fil à retordre, mais la profondeur du personnel de lanceurs des Dodgers et l’expérience de ses vétérans finiront par faire la différence.

Dodgers en 6.