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Davidson prochain rappelé? « Il est dans les discussions »

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L'attaquant du Rocket de Laval, Jared Davidson. (Rocket de Laval)

LAVAL – Question quiz. Qui est le meilleur buteur du Rocket de Laval au terme des 10 premiers matchs de la saison?

Joshua Roy?

Non.

Owen Beck?

Non plus.

Florian Xhekaj?

Même pas proche.

Laurent Dauphin?

Oui et non.

Si on vous avait dit au lancement de la campagne de la Ligue américaine de hockey que Jared Davidson terminerait le premier mois d’activités dans le top-5 des meilleurs buteurs du circuit, l’auriez-vous cru?

C’est pourtant la réalité au moment d’écrire ces lignes. Avec sept buts, le choix de cinquième ronde du Canadien en 2022 (130e) partage actuellement avec Dauphin le titre de meilleur franc-tireur du club-école.

Roy et Beck suivent avec respectivement trois et deux buts. Ils ont cependant joué moins de matchs que Davidson (6 pour Roy, 9 pour Beck), eux qui ont chacun été rappelés à une reprise par le grand-club.

Le début de campagne de Xhekaj, la surprise de la dernière saison chez le Rocket avec 24 buts, est quant à lui un peu plus tranquille avec une seule réalisation en 10 sorties.

Alors, Davidson mérite-t-il d’être le prochain attaquant à être rappelé par le Canadien?

« Il est dans les discussions », a laissé entendre l’entraîneur-chef du Rocket de Laval, Pascal Vincent, à la conclusion de l’entraînement des siens mercredi.

« Il y a tellement de facteurs [qui entrent en ligne de compte], a développé le coach. Ça dépend de quel genre de joueur ils ont besoin, qui est blessé, avec qui [le joueur qui serait rappelé] va jouer, contre qui l’équipe va jouer, est-ce qu’ils seront sur la route ou à la maison… Il y a tellement de choses qui peuvent influer sur leur décision. Être dans les discussions, c’est le but que tu dois atteindre. À partir de là, c’est une question de fit, et quand ton nom va être appelé, il faut que tu livres la marchandise. »

À Laval, à tout le moins, Davidson est un livreur modèle. Fiable et toujours à l’heure.

Vendredi soir à la Place Bell, à l’occasion de la visite du Wolf Pack d’Hartford (19 h à RDS), l’Albertain de 23 ans tentera ainsi de prolonger à cinq sa séquence de matchs avec au moins un but.

« La rondelle rentre, c’est bien, et elle me trouve là où je dois être », résume humblement celui qui avait inscrit 24 buts en 69 rencontres l’an dernier, en jouant essentiellement sur le troisième trio de la formation.

« Souvent, les marqueurs de but doivent se mettre dans des positions pour avoir la rondelle. Tu peux avoir le meilleur lancer au monde, le plus fort, si tu n’es jamais ouvert, tu n’auras jamais la chance de pouvoir lancer la rondelle », note son partenaire de trio du dernier match, Alex Belzile.

« Il a une belle intelligence offensive, développe le vétéran, C’est un gars qui a marqué des buts toute sa vie, partout où il a joué. Et il continue d’en marquer dans la Ligue américaine, même si c’est une ligue dans laquelle il n’est vraiment pas facile de scorer des buts. »

Au-delà de sa capacité à déjouer les gardiens rivaux d’un lancer des grandes ligues, c’est toutefois l’aptitude de Davidson à se rendre utile de plus d’une façon qui le rend aussi précieux aux yeux de son entraîneur et de ses coéquipiers.

« C’est un peu un couteau suisse. Il peut jouer au centre et à l’aile, à gauche ou à droite. Au dernier camp d’entraînement du Canadien, il a été utilisé sur le désavantage numérique. Il peut jouer en avantage numérique. Et en plus, il y a de la “toughness” dans son jeu », signale Vincent, rappelant que son protégé n’hésite pas à laisser jeter les gants lorsque nécessaire.

« Il joue avec zéro crainte. »

C’est justement cette abnégation, plus que les buts, qui pourrait un jour inciter le CH à lui offrir une audition sur l’un ou l’autre de ses troisième et quatrième trios.

« C’est comme ça que j’ai joué toute ma vie », approuve celui qui écoule cette saison la dernière année de son contrat d’entrée à deux volets.

« Être physique, être sur la rondelle, ça ne peut que m’aider. Ce n’est pas tout le monde qui veut jouer ce style de jeu et je pense que c’est quelque chose qui peut possiblement me donner un avantage. »

À savoir s’il devancera les Roy, Beck, Xhekaj et même Sean Farrell parmi les candidats à un prochain rappel au Centre Bell, Davidson n’ose évidemment pas se prononcer.

« Ça dépend de ce dont ils ont besoin ou veulent dans la formation. J’essaie de ne pas trop m’attarder à ça pour rester concentré sur ce qui se passe ici.

« Mais oui, j’aime la façon dont je joue en ce moment. »