Avant de quitter Montréal, l’entraîneur-chef des Sabres de Buffalo Lindy Ruff s’est assuré de passer son message pour faire réfléchir d’ici le cinquième match de la série jeudi soir.
Après que son équipe ait offert sept avantages numériques aux Canadiens de Montréal, malgré tout dans une victoire de 3 à 2 pour égaler la série après quatre affrontements, Ruff a commenté les actions des joueurs du Canadien qui parvenaient à attirer l’attention des officiels.
« Je vois des tendances. Je sais que Montréal a un bon avantage numérique, mais je trouve qu’ils tombent facilement », a lancé Ruff aux médias mercredi matin.
Ruff avait plus d’une séquence en tête, mais il a notamment décrit celle à la fin de la première période qui a vu Tage Thompson se retrouver au banc des pénalités. Avec 40 secondes à faire, Thompson a poussé dans le dos Kaiden Guhle près de son filet et ce dernier a chuté sur la glace. Les officiels ont décerné un deux minutes à Thompson et pendant qu’il était au cachot, Cole Caufield a offert les devants au Tricolore 2 à 1.
C’était déjà la deuxième pénalité soutirée par Guhle dans cette première période. Pendant que son équipe évoluait en désavantage numérique un peu plus tôt, il s’est accroché dans les patins de Rasmus Dahlin et le capitaine des Sabres a été puni pour obstruction ce qui a mis un terme à la menace.
L’entraîneur-chef des Sabres n’a pas semblé outre-mesure dérangé par les agissements des joueurs du Canadien. Il se concentrait davantage sur ce que ses hommes doivent faire pour éviter de se retrouver dans une telle situation.
« Je pense ça fait partie des séries. On sait combien un avantage numérique peut être important, donc si tu mets ton bâton sur un joueur, tu dois faire attention. S’ils ont une chance de faire paraître le jeu pire que c’est, ils vont le faire. C’est ça les séries, chaque équipe le fait. Il faut comprendre de laisser les bâtons loin », a résumé Ruff.
« La petite poussée que Thompson a faite, je ne pense pas que c’est une pénalité en saison régulière, mais ce l’est en séries. J’ai dit à mes joueurs de ne pas le faire », a-t-il soutenu.
Pour sa part, Josh Doan souligne qu’il est important que ses coéquipiers et lui évitent de tomber dans la frustration et il faut accepter les décisions rendues par les officiels. Le mieux évidemment, étant de ne pas se retrouver dans des situations qui laissent une marge de manœuvre pour décerner un deux minutes.
« Nous sommes une jeune équipe et il faut éviter d’être trop émotif au banc. Nous n’aimons pas prendre sept pénalités contre eux, mais notre désavantage numérique a fait du bon travail. Nous devons garder nos bâtons bas sur la glace et hors de leurs patins. On peut argumenter tant qu’on veut, mais ce sont des pénalités », a mentionné celui qui a obtenu deux mentions d’aide dans le quatrième match.
À voir quelle sera l’allure du prochain match sur le plan de la discipline et des décisions prises par les officiels.





