L’histoire d’amour entre le Québec et la F1 est due en grande partie à l’émergence de Gilles Villeneuve, qui a marqué son sport. Depuis, des pilotes d’ici ont suivi ses traces, mais d’autres Québécois gravitent aussi dans le monde de la Formule 1 sans être derrière un volant.
C’est le cas de Marianne Saroli, une avocate qui se spécialise en droit sportif et qui travaille depuis cette saison comme consultante pour l’écurie Mercedes. Elle conseille ainsi l’écurie sur une panoplie d’enjeux juridiques. L’objectif est de s’assurer de respecter les règles de la FIA tout en jonglant avec les ambitions de victoires de son employeur.
« Le côté réglementaire est tellement important. Que ce soit pour la FIA, le régulateur ou une équipe qui doit les appliquer et les interpréter tout en gardant l’objectif de gagner », a raconté Me Saroli en entrevue avec RDS.
Avant de rejoindre Mercedes, la Montréalaise a travaillé avec la FIA pendant plusieurs années. Elle a notamment aidé à élaborer un règlement qui a changé le monde de la Formule 1, soit l’arrivée du plafond sur les dépenses des écuries. Elle en retire d’ailleurs une grande fierté.
« Fière d’avoir pu voir l’évolution, le développement et la première année de développement qui a été très intense. J’ai été très contente d’avoir travaillé à la FIA pendant cette période. Ç’a vraiment été un privilège d’y participer. »
Les amateurs de RDS se souviennent peut-être de Marianne, qui écrivait des chroniques juridiques pour le RDS.ca à l’époque. Une étape qui l’a menée sur des chemins qu’elle n’envisageaient pas au départ.
« Chaque étape dans la vie nous mène vers des choses et des fois, il faut apprendre à sortir de sa zone de confort et ne pas avoir peur de prendre des risques. »
Comme elle agit à titre de consultante externe pour Mercedes, elle n’y travaille donc pas à temps plein. Basée près de Genève en Suisse, l’avocate agit aussi à titre d’arbitre pour le Tribunal arbitral du Sport.




