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« Je ne vais pas considérer l’arbitre comme un adversaire »

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Arbitre expérimenté, l’Argentin Facundo Tello, qui officiera jeudi lors du quart de finale du Mondial-2026 de la France face au Maroc, est bien malgré lui au centre de l’attention dans un contexte de rivalité exacerbée entre les deux pays depuis le sacre de l’Albiceleste au Qatar contre les Bleus.

Âgé de 44 ans, l’Argentin est un arbitre FIFA depuis 2019, et a déjà participé à la Coupe du monde 2022 au Qatar. Pas suffisant pour éteindre les critiques et suspicions sur les réseaux sociaux à propos de sa nationalité.

Après un huitième de finale contre le Paraguay (1-0) où l’arbitrage de l’Ouzbek Ilgiz Tantashev a été très critiqué pour ne pas avoir sanctionné suffisamment les provocations et les mauvais gestes des joueurs sud-américains, le sélectionneur des Bleus Didier Deschamps a coupé court à toute polémique mercredi.

« Notre adversaire, c’est le Maroc. Je ne vais pas considérer l’arbitre comme un adversaire. Il est là pour appliquer au mieux les lois du jeu », a déclaré Deschamps, assurant « faire confiance aux arbitres », qui seront tous argentins pour cette rencontre, y compris les assistants vidéo et les arbitres de touche.

Des nominations qui n’ont rien d’anormal : les arbitres de même nationalité travaillent régulièrement ensemble, pour des questions d’automatisme.

« Il y a un besoin humain de complicité, et il y a la confiance technique, expliquait avant le Mondial l’arbitre français François Letexier à l’AFP. Et le fait d’avoir une confiance technique absolue en son arbitre VAR (vidéo) apporte une sorte de légèreté, de confiance supplémentaire lorsqu’une décision serait amenée à être prise par lui. »

Du côté des partisans argentins, les mêmes suspicions avaient visé ce même François Letexier, qui a officié lors du huitième de finale remporté les coéquipiers de Lionel Messi contre l’Égypte (3-2).

Or ce sont finalement... les Pharaons qui ont critiqué avec virulence l’arbitrage de la rencontre, la fédération égyptienne demandant mercredi son exclusion pour des « erreurs d’arbitrage flagrantes », dont un but refusé à l’Égypte pour une faute à l’origine de l’action, après intervention de la vidéo.

Des accusations « infondées » selon Pierluigi Collina, responsable de l’arbitrage au sein de la FIFA, qui a défendu jeudi « l’intégrité des officiels » du Mondial.

« Personne ne peut prétendre que l’arbitrage de la FIFA peut être influencé par qui que ce soit, pas même par le président de la FIFA » Gianni Infantino, a ajouté l’ancien arbitre international italien.

« Le sentiment global est que, avec une philosophie de laisser jouer, l’arbitrage est à la hauteur », estimait dimanche l’ancien arbitre international français Bruno Derrien auprès de l’AFP.