Après une performance difficile à Turin il y a 20 ans, l’Italie a décidé de prendre les grands moyens pour faire bonne figure aux prochains Jeux olympiques en hockey féminin. Comment? Et bien, en misant sur le Canada et sur une certaine Danièle Sauvageau au poste de directrice générale.
« C’est un appel de Bob Nicholson, qui est anciennement le président de Hockey Canada, qui, suite à une rencontre au niveau de la scène internationale, m’a dit que l’équipe italienne recherchait des gens qui pouvaient potentiellement les aider dans leur préparation olympique. Bob a dit ‘il y a une personne au Canada, c’est Danièle Sauvageau’, je vais l’appeler », a expliqué la principale intéressée.
La nouvelle immortelle du hockey a accepté ce mandat italien il y a près de trois ans, soit avant l’arrivée de la LPHF. À son arrivée en poste, elle a établi un plan stratégique tout en sautant sur l’occasion pour offrir à plusieurs jeunes entraîneurs québécois comme Stéphanie Poirier, Alexandre Tremblay et Karel St-Laurent de vivre l’expérience internationale.
Quelques mois avant les Jeux olympiques, Danièle Sauvageau et son équipe ont décidé de réunir les Italiennes au Centre 21.02 de Verdun pendant sept semaines. Une centralisation qui leur permet de goûter à un environnement professionnel, digne des meilleurs programmes nationaux.
« C’est une expérience qui est humaine, a expliqué Sauvageau. D’aller vivre ailleurs, d’être bien entourée, d’avoir des plans pour la nutrition, d’avoir des plans de voyagement, des plans sur glace, hors glace. On veut aussi notamment les exposer à des matchs de hockey. »
Les investissements massifs de l’Italie en hockey féminin semblent porter fruit. Lors du dernier championnat du monde, en avril dernier, les Italiennes ont remporté la médaille d’or pour être ainsi promue en division 1A, le dernier niveau avant de se frotter aux meilleurs pays au monde.
« Pour les prochains Jeux, c’est de bien recevoir, de maximiser le talent. Et c’est ce qu’on leur dit. Ce qu’on veut avoir, c’est une meilleure performance que vous êtes capable d’offrir à vos partisans. De jouer à la maison et d’aller battre des équipes qui sont maintenant 10e, 9e, 8e, c’est possible et c’est ce qu’on vise. »
Les Italiennes amorceront leur parcours olympique le 5 février prochain. Pour leur premier match du tour préliminaire, elles affronteront la France. Un programme qui a aussi pu profiter de l’expertise de Danièle Sauvageau au cours de son développement.





