LAVAL — Le Rocket de Laval ne porte pas vraiment attention au classement de la section Nord, mais le calendrier de la Ligue américaine de hockey semble constamment lui rappeler que chaque fin de semaine est une bataille pour le titre.
Le club-école du Canadien de Montréal aurait pu s’apitoyer sur son sort, après deux performances en dents de scie contre les Comets d’Utica, la semaine dernière, mais il a choisi de les accepter et de les laisser derrière. Avec raison.
Les hommes de Pascal Vincent ont tout de même obtenu deux points sur quatre contre la pire formation du circuit, et ils ont maintenu un coussin de quatre points au sommet de leur section. Un coussin qui sera mis à l’épreuve en fin de semaine.
Les Lavallois se mesureront aux Americans à Rochester, vendredi soir, et au Crunch à Syracuse, le lendemain. Et même si les joueurs du Rocket ne rafraîchissent pas toujours la page qui montre le classement sur le site internet de la ligue, ils savent que leurs deux prochains adversaires les pourchassent.
Les Americans sont actuellement à cinq points du premier rang, avec un match en main, alors que le Crunch accuse quatre points de retard.
« Ce sera un très gros week-end pour nous. Nous voulons aller chercher les victoires, mais il faudra travailler du début à la fin. Nous n’aurons pas le choix, parce que ce sont deux excellentes équipes, a mentionné le défenseur William Trudeau. Je regarde le classement de temps en temps, sans plus, alors ce n’est pas ça qui va m’affoler, mais je sais que c’est serré. »
Comptez également Vincent parmi les personnes qui ont d’autres chats à fouetter que d’observer les mouvements au sein de la section Nord. L’entraîneur-chef lavallois a plutôt pris soin de préparer un plan de match adéquat pour ses joueurs, contre deux adversaires qui ne proposent pas les mêmes défis.
« Le Crunch joue comme nous. Ils sont très agressifs en échec-avant et dans la façon dont ils gèrent la rondelle. Les Americans sont très bons en transition. Ce seront deux matchs complètement différents et deux approches complètement différentes. Je regarde très rarement le classement, mais je sais qu’ils ne sont pas trop loin derrière nous. Nous ne voulons pas nous mettre plus de pression. Il faut performer et jouer à l’intérieur de nos capacités », a expliqué Vincent.
Il reste qu’à pareille date l’an dernier, le Rocket (21-11-1) pointait au troisième échelon de sa section, derrière les Americans et les Monsters de Cleveland, et il avait tranquillement commencé à se mettre en marche. Il avait présenté une fiche de 9-1-1 en janvier, terminant le mois en plein cœur d’une séquence de sept victoires.
Deux victoires en fin de semaine permettraient donc à la formation lavalloise de creuser l’écart et de continuer sa lancée vers un deuxième titre de section consécutif. Vincent ne veut toutefois pas tirer les mêmes conclusions que l’an dernier, surtout que le cap de la mi-saison n’a pas encore été franchi.
« C’est difficile de comparer. Dans la Ligue américaine, c’est tellement différent de la Ligue nationale, parce qu’il y a un roulement de joueurs et les équipes ne se ressemblent pas toujours par rapport à l’année précédente, a-t-il soutenu. Par contre, comme l’année passée, je trouve que nous avons atteint une bonne compréhension de qui nous sommes à ce point-ci de la saison. Maintenant, c’est d’exécuter avec constance. Nous verrons dans les prochaines semaines comment tout ça va se développer pour nous. »
Le Rocket a appris une bonne nouvelle jeudi matin, alors que le défenseur Adam Engström est de retour avec l’équipe après avoir été cédé par le Tricolore. Le Suédois a amassé 16 points en 20 matchs cette saison dans la Ligue américaine et il a disputé 11 parties dans la LNH.
Par ailleurs, avec un point en fin de semaine, ou de l’aide extérieure, Vincent sera l’entraîneur-chef de la section Nord au Défi des étoiles de la Ligue américaine, qui aura lieu les 10 et 11 février, à Rockford.





