C’est la question que bien des partisans du Rocket de Laval se posent sans doute, deux jours après l’élimination de leurs favoris.
Est-ce qu’avec Jacob Fowler devant son filet, le club-école des Canadiens aurait eu le dernier mot sur les Marlies de Toronto en demi-finale de la division Nord?
Non pas que son réserviste Kaapo Kähkönen ait beaucoup à se reprocher dans l’élimination des siens au terme d’un cinquième et ultime match perdu 3-2 samedi à la Place Bell, mais avec Fowler entre les poteaux, ce n’est disons, pas pareil…
« Il faudrait qu’on regarde le pourcentage de victoire quand Fowler est devant le filet, mais je pense que c’est environ ,700. Et sans Fowler c’est environ 500 », a avancé l’entraîneur-chef Pascal Vincent à l’occasion du bilan de l’équipe, lundi matin.
Vérification faite, Fowler a affiché un pourcentage de victoire de ,703 contre ,552 pour Kähkönen.
« Il y a une différence, c’est un joueur élite et il est difficile à remplacer, a poursuivi le pilote. Est-ce l’équipe qui jouait différemment devant lui, ou c’est lui qui nos rendait différent? »
Pour avoir côtoyé Fowler lorsque celui-ci était avec le club-école cette saison, Kähkönen s’est dit impressionné comme plusieurs par le calme de ce dernier à un si jeune âge.
« Peu importe ce qui se passe sur la glace, qu’il accorde un but ou que quelque chose se produise, ça ne le perturbe pas, il enchaîne. Il a quoi, 21 ans? Peu importe, il est jeune et c’est impressionnant ce qu’il peut faire techniquement pour un gardien. Je n’étais certainement pas aussi bon à 21 ans. Il est un bon gars et j’ai eau beaucoup de plaisir à jouer avec lui », a souligné le gardien de 29 ans.
Chose certaine, l’espoir du Tricolore qui supporte Jakub Dobes depuis son rappel le 11 mars dernier, avant la capacité à faire la différence, au meilleur des moments.
« Je parlais avec Bob Hartley hier, alors qu’il s’en va en finale (dans la KHL avec le Lokomotiv de Yaroslavl, NDLR). Bob c’est un vieux chum, il m’a coaché (avec le Titan de Laval, NDLR). Il m’a dit : " Tsé Pascal… J’ai gagné six ou sept championnats et six fois mon goaler a été le MVP. Il y a juste une fois où ce n’est pas arrivé. »
L’Américain aura-t-il rendu ce même service à Vincent et ses coéquipiers? Ça, nous ne le saurons jamais. Mais personne chez le Rocket ou dans l’organisation des Canadiens ne semble douter de la capacité du gardien à réaliser pareil exploit.
D’ailleurs, Vincent ne s’attend pas à diriger de nouveau le jeune gardien de 21 ans qui a montré un dossier de 19-7-1, une moyenne de buts alloués de 2,23 et un taux d’efficacité de ,916 à sa première campagne chez les professionnels.
« La raison d’être du Rocket de Laval, c’est le Canadien de Montréal, a rappelé le coach. Ce qui est bon pour le Canadien est bon pour le Rocket, même si ça peut nous coûter des victoires. Notre objectif, c’est de fournir des effectifs au Canadien et de les préparer le mieux possible pour qu’ils aient du succès.
« Fowler était rendu dans une position où il peut aider le Canadien. S’il se passe quelque chose et qu’ils ont besoin d’un gardien autre que Dobes, présentement c’est Fowler. »








