Les Maple Leafs sont les adversaires du Canadien, ce soir au Centre Bell.
COLLABORATION SPÉCIALE
La saison 2025-2026 allait toujours être l’une des plus importantes de l’histoire récente des Maple Leafs.
Le « Core 4 » d’Auston Matthews, Mitch Marner, William Nylander, et Morgan Rielly, qui est éventuellement devenu un « Core 5 » avec la signature de John Tavares, a défini les Maple Leafs au cours de la dernière décennie, pour le meilleur et pour le pire. Des performances incroyables en saison régulière, immanquablement suivies de revers crève-coeur en séries. Sur papier, ça aurait dû marcher.
Après tout, c’est la recette la plus simple pour créer une équipe gagnante : accumule du talent dans le top-10 du repêchage, un ajout d’impact en Tavares sur le marché, garde-les pour leurs meilleures années, et le gros du travail est fait.
Mais, comme le dit l’expression, la définition de la folie est de faire la même chose à répétition en attendant un résultat différent. Et donc, après deux rondes gagnées en neuf apparences consécutives en séries, Mitch Marner a été le premier à se séparer du noyau, quittant pour chasser l’or à Vegas.
Après avoir passé des années à accorder une énorme part de leur cap salarial à quelques joueurs, le départ de Marner et le retour de Tavares à prix réduit a donné aux Leafs une flexibilité qu’ils n’avaient pas eue depuis longtemps. Ils ont misé sur la profondeur, avec les acquisitions de Nicolas Roy, Dakota Joshua, et Mattias Maccelli, en plus d’offrir une prolongation de contrat à Matthew Knies. Malheureusement, ce changement d’identité pour Toronto n’a pas les résultats escomptés. Les blessures ont immédiatement compliqué la tâche.
Déjà que tu dois remodeler ton équipe sans un attaquant qui, pour toutes ses lacunes en séries, est 4e dans la LNH en aides lors des quatre dernières saisons, le faire avec une liste des blessés qui s’allonge ne facilite pas la tâche.
Auston Matthews, Anthony Stolarz, Chris Tanev, Brandon Carlo, et Nicolas Roy sont présentement sur la liste des blessés à long terme. Et c’est sans compter Matthew Knies, William Nylander, et Scott Laughton qui ont aussi manqué des matchs.
Défensivement, peu de clubs pourraient survivre à la perte de leur gardien partant et de leurs deux meilleurs défenseurs droitiers sans faiblir. Ils ont dû réclamer Troy Stecher au ballotage et rappeler Dakota Mermis, un vétéran de la AHL, pour essayer de rester à flot. Mais plus encore, ce sont des blessures auto-infligées qui viennent couler Craig Berube et ses hommes.
L’an dernier, éviter ces erreurs coûteuses était une force pour Toronto. Ils n’avaient accordé que 78 buts dans les 10 secondes suivant un revirement, la 6e meilleure marque de la ligue. Cette saison, c’est catastrophique. Ils en ont déjà accordé 28 en 21 rencontres, ou un rythme de 109 pour la saison. Ce serait un de moins que les Sabres en ont accordé l’an dernier, la pire marque du circuit Bettman. Toutes ces erreurs mènent à l’une des défensives les plus poreuses de la LNH.

Anthony Stolarz en est la première victime et un exemple parfait. Ses chiffres au premier coup d’oeil semblent indiquer qu’il connaît une mauvaise saison, avec un taux d’arrêt de ,884 et moyenne de buts alloués de 3,51. Et pourtant, il se retrouve quand même dans le positif en buts sauvés, voulant dire qu’il performe quand même au-dessus de la moyenne relativement aux tirs qu’il a affrontés lors de ses 13 départs. En fait, les 15,2 tirs de l’enclave accordés par Toronto est l’équivalent de faire face à la 3e meilleure offensive de la LNH chaque soir.
Toronto doit trouver une solution à ses problèmes défensifs, parce que leur attaque montre des signes très clairs de régression. Quatrième en buts par match, oui, mais 21e en buts attendus, et avec le 5e taux de réussite le plus élevé sur leurs tirs, leurs performances n’indiquent pas que ce rythme est soutenable. S’ils régressent vers la moyenne et que la défensive continue de donner des chances en or aux adversaires, la saison pourrait devenir très longue à Toronto.






