La malédiction du trophée des Présidents a officiellement frappé l’Avalanche du Colorado. Et avec puissance.
La meilleure équipe de la saison régulière, qui n’avait pas subi quatre défaites de suite depuis le 26 octobre, a été balayée en finale de l’Ouest mardi par les Golden Knights de Vegas.
Pourtant, nombreux étaient ceux qui pensaient que le nom de l’Avalanche pouvait tranquillement être gravé sur la Coupe Stanley.
D’abord après la phénoménale saison qu’ils ont connue, mais également après un balayage contre les Kings de Los Angeles et un gain en cinq matchs contre le Wild du Minnesota.
Mais contre les Golden Knights, c’est une équipe totalement différente qui a semblé jouer cette série. L’Avalanche a plutôt ressemblé à équipe à la recherche de son rythme offensif et surtout une équipe avec un problème de gestion de match, comme en témoigne notamment l’avance de 3-0 échappée dans le match no 3.
« C’est vide… c’est toujours ça, qu’on perde en sept, six, cinq ou quatre matchs. C’est un sentiment de vide. C’est de la merde », a lancé le capitaine Gabriel Landeskog.
« Quand je regarde les quatre matchs, il y avait certainement des moments où nous avions notre niveau de jeu recherché. Le problème était que nous avons trouvé des manières de perdre des matchs. Pendant la saison et pendant les deux premiers tours, c’était l’inverse. Même quand nous n’avions pas notre meilleur niveau, nous trouvions des manières de gagner. »
Plusieurs qualifieront donc cette exclusion en quatre matchs de véritable échec pour l’Avalanche, qui tentait de soulever la Coupe Stanley pour la deuxième fois depuis 2022.
« Nous avons connu une belle saison et nous avions des joueurs engagés, mais les séries, c’est quelque chose de différent. Qui vous êtes en arrivant en séries, ça ne veut rien dire », a lancé Cale Makar.
Sur le plan offensif, c’est un écroulement surprenant qui a frappé l’Avalanche lors de la série contre Vegas.
Attaque la plus dévastatrice de la LNH avec une moyenne de 3,63 buts par match en saison, l’Avalanche a inscrit au moins trois buts dans un match une seule fois dans la série contre Vegas.
« Perdre, c’est de la merde. Perdre quatre matchs de suite, c’est pire », a dit Jared Bednar.
« Et à mes yeux, plus tu te rends loin, pire est le sentiment quand tu perds. On amorce la saison pendant le camp d’entraînement avec une équipe qu’on croit capable d’accomplir les objectifs. On a connu une incroyable saison régulière et notre croyance de pouvoir accomplir nos objectifs a grandi. »
« Plus on s’approche, plus on a espoir de pouvoir accomplir notre objectif [de gagner la Coupe Stanley]. Quand ça n’arrive pas, c’est difficile à digérer. Ça prend du temps », a poursuivi Bednar, qui n’avait jamais perdu une série en moins de six matchs avec l’Avalanche avant d’affronter Vegas cette année.
Pour expliquer la maigre récolte de sept buts, les analyses se tourneront sans doute vers l’apport offensif de Nathan MacKinnon.
Le joueur étoile a été quasi invisible avec deux aides en quatre matchs, lui qui était arrivé en finale de l’Ouest avec une séquence active de six matchs de suite avec au moins un but.
Mais au final, toutes ces réflexions ne permettront pas à l’Avalanche de revenir en arrière pour effacer ce balayage.











