COLLABORATION SPÉCIALE
Bienvenue à La Semaine en CHiffres. Chaque semaine, je mets de l’avant des statistiques clés qui ont défini les succès et ratés de la formation au cours des sept derniers jours.
Cette semaine : juste une passe de plus, les gardiens volent la vedette, et un noyau nucléaire.
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Passes complétées en zone offensive par le CH
Soyez honnête : combien de fois avez-vous crié à votre écran pendant un match de juste tirer la @?%#$ de rondelle cette saison? Juste mardi, on a vu Nick Suzuki laisser passer une chance de tirer en entrée de zone en cherchant trop longtemps une option de passe.
Bien que cette tendance à faire la passe de plus, et parfois la passe de trop, peut être frustrante, il n’y a aucun doute que ça a porté fruit. Avec 279 buts, le CH a présenté sa meilleure saison offensive depuis 1993-94, et ce, même si 22 équipes ont décoché plus de tirs vers le filet que Montréal. Le Tricolore, et particulièrement son premier trio, a montré qu’ils sont l’une des meilleures équipes de possession de la LNH. Ils font de l’excellent travail en échec avant et en récupération de rondelle, leur permettant d’établir des pressions soutenues en zone adverse.

Plutôt que de faire feu à volonté vers le filet comme le feraient les Hurricanes, par exemple, Montréal préfère la patience et la précision. Tout au long de la saison, on a vu des patrons de jeu exécutés après des mises en jeu qui ont mené à de belles chances. On a aussi vu un bon nombre de passes transversales et autres belles séquences au cours de la saison. Et donc, bien que le CH tire peu, plus de 43% de leurs tirs sont venus de la zone payante, le 8e meilleur ratio de la LNH. Et bien que j’aimerais les voir être un peu moins généreux, il est beaucoup plus facile d’apprendre à un joueur d’être plus agressif dans sa sélection de tir que d’apprendre à faire le genre de jeux de passes qui ont défini le club cette saison.
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Matchs volés par les gardiens depuis l’embauche de Marco Marciano
La première moitié de la saison a été marquée par des questions devant le filet, autant sur la performance que sur l’utilisation. Samuel Montembeault en particulier a connu une saison très difficile. Puis, avec le congédiement d’Éric Raymond et la promotion de Marco Marciano comme entraîneur des gardiens, ainsi qu’éventuellement le rappel permanent de Jacob Fowler, le CH a trouvé son rythme.
Jakub Dobes a brillé comme gardien numéro un et Fowler l’a épaulé à merveille. Depuis le changement, les gardiens du CH ont combiné pour 11 matchs volés, le plus haut total dans la LNH au cours de cette période. Quand je dis « match volé », je parle des rencontres ou les gardiens ont obtenus plus de buts sauvés que l’écart final, excluant les filets déserts. Par exemple, si un gardien obtient 1,5 buts sauvés dans un match de 2-1, il est crédité avec un match volé. Onze matchs volés représentent potentiellement 22 points que le CH aurait pû échapper sans le jeu de ses gardiens, ce qui aurait fait chuter l’équipe bien en dehors des séries.
Alors un gros merci à Marco Marciano, qui s’ajoute à un groupe d’entraîneurs qui devient rapidement une force de l’organisation.
23,3
Âge moyen des cinq meilleurs pointeurs de l’équipe
Que demander de plus d’une reconstruction?
Montréal a entamé la saison avec l’équipe la plus jeune de la LNH. Bien qu’ils aient perdu ce titre au profit des Blackhawks en cours de saison, ils ont quand même battu le record de l’équipe la plus jeune à faire les séries, surpassant l’édition de l’année passée. Et c’est cette jeunesse qui mène la charge.
Nick Suzuki, Cole Caufield, Lane Hutson, Juraj Slafkovsky et Ivan Demidov occupent les cinq premiers rangs des meilleurs pointeurs de l’équipe avec un âge combiné de 23,3 ans. Ils ont tous aussi eu la saison la plus productive de leur carrière. Suzuki et Caufield ont atteint des plateaux que l’on n’avait pas vus en quelques décennies à Montréal, Hutson a égalé un record de concession, Juraj Slafkovsky continue de s’établir comme l’un des meilleurs jeunes attaquants de puissance dans la LNH. Même Demidov, qui avait évidemment besoin de seulement trois points pour établir un sommet personnel, a obtenu la troisième saison recrue la plus productive du CH depuis 1986-87, et ce, même si on a l’impression qu’il a laissé une tonne de points sur la table alors qu’il développe son synchronisme.
Le noyau a aussi la chance d’avoir surprenamment beaucoup d’expérience en séries. Suzuki et Caufield ont évidemment fait partie du parcours magique de 2021, mais même Slafkovsky, Demidov, et Hutson ont cinq matchs de tournoi printanier à leur actif, un total qui, on l’espère, va doubler/tripler/quadrupler au cours des prochaines semaines.











