L’entraîneur-chef Martin St-Louis a lancé un message clair après la défaite des siens contre les Flyers dans l’ultime match de la saison, mardi soir.
« On n’a pas peur de commencer sur la route. On l’a montré toute l’année. Il va falloir être prêt. On a un gros défi devant nous et on est prêt pour ça », a dit St-Louis à l’approche de la série de premier tour qui devrait s’amorcer dimanche face au Lightning.
Le CH prendra la route de Tampa pour amorcer son parcours éliminatoire, mais la route n’a pas été un obstacle au CH cette saison. Il a même été meilleur sur la route qu’à la maison, récoltant 56 points à l’étranger, bon pour le deuxième rang derrière l’Avalanche du Colorado.
Malgré l’échec pour conclure la saison régulière, la récolte de 106 points du Tricolore est une nette amélioration sur les 91 de la saison dernière lors de laquelle le CH s’était qualifié pour les éliminatoires au tout dernier match du calendrier.
Martin St-Louis a été clair, son équipe aurait signé pour ce scénario sans hésiter en début de saison.
« Tu m’aurais dit au début de l’année qu’on allait aller chercher 106 points, je t’aurais dit que c’est une grosse bouchée », a amorcé le pilote avec son franc-parler habituel.
Mais ultimement, la récolte de points, la deuxième meilleure depuis 1989, n’était pas un objectif fixe pour le Tricolore. « On reste sur le processus. On essaie de gagner la journée. On essaie de s’améliorer et le reste vient avec ça. On est une bonne équipe et j’ai hâte de voir la prochaine étape », a calmement indiqué St-Louis.
Mieux équipé que l’an dernier
Le CH est donc de retour en séries pour une deuxième année consécutive. Si l’expérience de cinq matchs la saison dernière a été brève, il ne fait nul doute aux yeux de l’entraîneur-chef que son club est beaucoup plus prêt pour affronter le bal printanier cette saison qu’en 2025.
« Tout le bagage d’expérience, comment on a fini l’année l’an dernier, comment on devait pousser pour entrer, c’était tous des matchs de séries. Même cette année, on ne pouvait pas se séparer, les équipes restaient toutes dans la course, c’était des matchs de séries. Cette expérience-là, ça ne s’achète pas. Je pense qu’on est plus équipé cette année pour affronter les séries. »
Malgré l’expérience de l’an dernier, le CH reste une très jeune formation, de loin la plus jeune qui jouera du hockey printanier supplémentaire. St-Louis trouve cependant que ses joueurs ont gagné en maturité, notamment sur le jeu d’ensemble, dans les trois zones.
« Notre game de 200 pieds. Quand on joue le match devant nous, qu’on respecte le match, qu’on n’essaie pas de faire trop de choses. On reste dans nos détails. On est fatigant à jouer contre et on a assez d’offensive. »
Cet aspect du jeu complet a aussi été mentionné par son capitaine Nick Suzuki dans le vestiaire. Questionné sur ce que l’équipe avait le plus améliorer par rapport à l’an dernier, l’homme aux 101 points a nommé les trois zones dans son explication.
« Notre capacité à attaquer par vague. Défensivement, quand nous sommes allumés, nous sommes vraiment bons. Ça mène notre jeu en transition et on peut étouffer une équipe avec notre jeu en zone offensive. »
Oui l’expérience joue un rôle majeur dans cette amélioration, mais Jake Evans a de son côté confié que les attentes des joueurs étaient beaucoup plus élevées envers eux-mêmes. « On a beaucoup de joueurs qui se sont améliorés et on est beaucoup plus constant. Nos standards étaient plus élevés et on s’attendait à plus. »











