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« On n’a pas été très bons »

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Panthers 3 - Canadiens 4 (tirs de barrage)

Panthers 3 - Canadiens 4 (tirs de barrage)

Un énorme deux points acquis in extremis

Un énorme deux points acquis in extremis

Du jeu insatisfaisant, mais pas de panique

Du jeu insatisfaisant, mais pas de panique

Une victoire à l'arrachée des Canadiens

Une victoire à l'arrachée des Canadiens

50e but : le 1er trio dénaturalisé

50e but : le 1er trio dénaturalisé

Kapanen sur le 4e trio, pourquoi?

Kapanen sur le 4e trio, pourquoi?

MONTRÉAL – Malgré les points cruciaux acquis au classement, Nick Suzuki était incapable de savourer pleinement cette autre remontée de son équipe.

« C’est bien de finir ce match avec deux points, mais on n’a pas été très bons. On doit nettement mieux faire lors de nos prochains matchs », a résumé le capitaine du Canadien de Montréal.

Suzuki n’a jamais eu besoin de chercher des excuses depuis son ascension dans la LNH et il n’avait clairement pas l’intention d’attribuer cette performance décevante à tous ses coéquipiers.

« Ça débute avec mon trio, mon jeu était très ordinaire avant de marquer probablement le but le plus facile de ma carrière. On jouait de manière trop détendue, on était trop mous comme groupe », a déploré le numéro 14.

D’ailleurs, son langage non verbal semblait tout aussi révélateur que ses propos. On avait l’impression de sentir que l’intensité provoquée par la course effrénée aux séries avait provoqué de la fatigue menant à un ralentissement inévitable.

À ce sujet, l’entraîneur Martin St-Louis a bien résumé le portrait.

« Est-ce qu’il y a un élément de fatigue dans ce rendement? Et pas juste physiquement, mentalement aussi. On a traversé une séquence dans laquelle il fallait aller chercher des points et on a été presque parfaits. C’est très exigeant, ça crée une pression et un stress. Quand le X (qui confirme la place éliminatoire) apparaît au classement, est-ce que ça te fait décompresser un peu? Est-ce le petit élément qui te manque pour conserver la cadence? Sûrement », a-t-il exposé.

« Mais le but demeure de remonter le niveau le plus vite possible en sachant que c’était probablement impossible ou difficile de conserver cette intensité jusqu’à la fin », a poursuivi St-Louis qui s’assurera d’avoir le pouls de son groupe pour bien gérer les prochains jours.

Bien sûr, la quête du 50e but de Cole Caufield n’allège pas le portrait alors que ses coéquipiers tiennent absolument à le mener vers ce plateau historique. Inévitablement, ça devient une forme de distraction.

« C’est normal. Il faut essayer de bloquer ça, mais c’est difficile en tant que joueur. Passer du 41e au 42e but, ce n’est pas pareil que d’atteindre le 50e. L’environnement est moins calme et tu dois essayer de contrôler ton mental le plus possible. Tu peux en parler autant que tu veux, mais c’est difficile de ne pas être affecté par ça », a noté St-Louis.

Dans le vestiaire, Philip Danault a comparé le tout à la pression qui repose sur les épaules d’un joueur qui traverse une longue léthargie.

« La différence, c’est qu’il a déjà marqué 49 buts, a noté Danault en souriant. On met beaucoup d’accent là-dessus dans le marché de Montréal et il faut juste simplifier le jeu. Si j’étais sur son trio, je ferais la même chose, je le chercherais tout le temps. La puck va le trouver comme ce fut le cas toute l’année. »

L’impact très positif de Demidov

Parmi les éléments positifs, le jeu d’Ivan Demidov a été rassurant à l’aube des séries. Le Russe de 20 ans a retrouvé son aplomb à la suite d’un creux inévitable à son âge.

Pendant cette partie face aux Panthers, Demidov a exercé une belle influence. Pour y parvenir, il a bénéficié du retour d’Alexandre Texier qui possède cette qualité de prolonger les séquences en zone offensive.

« En faisant ceci, Demidov obtient plus de touches, il trouve de l’espace et il est difficile à contrer. Ça aide Demidov à jouer dans ses forces », a ciblé St-Louis.

« Dans son cas, je n’étais pas tant inquiet par les creux, mais plutôt excité par son potentiel », a tenu à dire son entraîneur.

Suzuki a été le premier à reconnaître l’impact de Demidov dans cette rencontre.

« Il a probablement été notre meilleur joueur, il créait des choses à partir de rien. Il était très difficile à freiner en transition », a souligné le capitaine.

Demidov vient à peine de franchir le plateau des 80 matchs dans la LNH et il trône au sommet des pointeurs chez les recrues. On pourrait vous parler longuement de ses feintes exceptionnelles, mais on retient aussi qu’il met rarement son club dans l’embarras.

« Mon jeu est plus complet et je comprends mieux les moments quand je dois simplifier mes actions », a fourni Demidov à propos de sa progression.