L’expression match à sens unique ne semble pas être exagéré lorsqu’il est question de décrire le quatrième match de la finale de l’Est entre les Canadiens de Montréal et les Hurricanes de la Caroline.
Vous devinerez que les statistiques ne mentent pas également au terme de la victoire de 4 à 0 qui a permis à la troupe de Rod Brind’Amour de prendre les commandes de la confrontation 3 à 1 et d’avoir l’opportunité de rejoindre les Golden Knights de Vegas en finale de la coupe Stanley vendredi soir.
Des tirs, des tirs, encore des tirs… bloqués
L’histoire de cette série tourne principalement autour des tirs décochés ou pas selon le côté de la médaille analysé.
Cette bataille demeure à sens unique puisqu’encore une fois dans ce plus récent affrontement, les Canes ont dominé leurs rivaux à ce chapitre avec 43 tirs à leur compteur contre 18 pour le Bleu-Blanc-Rouge.
Même avec une confortable avance, les Hurricanes n’ont pas levé le pied en troisième période enregistrant dans ces 20 minutes seulement 19 lancers sur la cage du Canadien.
Avec ce nouveau total, les Canadiens ont maintenant 43 tirs à leur dossier au total lors des trois derniers matchs. La statistique a circulé, cette moyenne de 13,1 lancers par tranche de 60 minutes est la plus basse parmi toutes les équipes de la Ligue durant un intervalle de trois matchs consécutifs (séries et saison régulière) depuis que la statistique est comptabilisée en 1955-1956 (deux matchs ont nécessité la prolongation, donc il y a eu un total de 197 minutes 35 secondes de temps de jeu pour les matchs no 2 à 4).
Les Hurricanes ont encore une fois présenté plus de tirs bloqués à leur fiche que le Tricolore n’a enregistré de lancers sur la cage de Frederik Andersen.
Depuis le début de la série, les Hurricanes ont 68 tirs bloqués à leur fiche contre 65 lancers chez les Canadiens. L’écart serait plus grand si ça n’avait pas été des 22 lancers du CH lors du premier match contre les 12 tirs bloqués dans le camps des Canes. La troupe de Raleigh s’était illustrée particulièrement dans les matchs no 2 et 3 avec 20 et 18 lancers bloqués contre respectivement 12 et 13 lancers lors de ces affrontements pour le Tricolore.
Une rare panne en 1re période
Contre les Canes, les Canadiens ont vu leurs adversaires inscrire le premier but de la rencontre pour la quatrième fois en autant d’occasions depuis le lancement de la série. Les débuts de matchs des hommes de Martin St-Louis ont fait l’objet de critiques dans les dernières semaines, mais malgré tout, jusqu’au quatrième match disputé mercredi soir, le CH avait su rebondir plus souvent qu’à son tour.
En fait, il faut remonter au sixième match de la série de premier tour contre le Lightning de Tampa Bay pour voir le Tricolore être blanchi lors des 20 premières minutes de jeu. Tout comme mercredi, les Canadiens avaient aussi encaissé un jeu blanc lors de ce revers qui s’était soldé par la marque de 1 à 0 en prolongation. La comparaison entre ces deux matchs s’arrête toutefois ici.
Au cours de cette séquence de 11 matchs avec au moins un but en première période, les hommes de Martin St-Louis ont su rentrer au vestiaire avec les commandes du match après 20 minutes de jeu en six occasions, ne tirant de l’arrière que par trois fois et présentant un jeu égal pour les deux autres matchs.
À voir si l’équipe pourra retrouver cette voie dans le cinquième affrontement.
Andersen entre dans l’histoire
Après le faux pas dans le premier match, tout comme le reste de son équipe, Frederik Andersen tire le meilleur de la situation. Ses 18 arrêts lors du quatrième match lui ont permis d’enregistrer un cinquième jeu blanc en séries dans l’uniforme des Hurricanes, déjà un troisième lors du présent parcours.
Il devance ainsi le gardien bien connu des partisans montréalais, Cam Ward, dans l’histoire de l’organisation. Ward avait su renverser la vapeur dans la série contre les Canadiens de Montréal en 2006 pour mener ensuite son équipe vers la coupe Stanley. D’ailleurs, les Hurricanes ont maintenant 64 victoires à leur dossier (saison régulière et séries) au cours de la présente campagne et la seule fois qu’ils en ont enregistré un nombre supérieur, c’était justement pour la saison 2005-2006 avec un total de 68.
Avec son huitième blanchissage en carrière en séries, (deux de plus avec les Ducks et un avec les Maple Leafs), Andersen est devenu seulement le cinquième gardien à gagner ses six premiers matchs disputés sur la route pour entamer un parcours éliminatoire.
Il voudra faire grimper ce chiffre à sept, mais il préfèrerait certainement que le tout se passe à Vegas et non à Montréal dans le cadre d’un potentiel sixième match.









