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Le spectre des blessures

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Le Canadien a disputé un très mauvais match face aux Blue Jackets de Columbus.

Le Canadien a été poreux en défense. Il a multiplié les revirements, les batailles perdues et aussi les occasions de grande qualité offertes à l’adversaire. Le genre de hockey qui compliquait grandement le travail de ses gardiens, peu importe leur nom, en début de saison.

Le Canadien affichait un manque d’émotion inexplicable et un brin inexcusable alors que le premier rang de la section Atlantique et l’avantage de la patinoire sont toujours à sa portée.

Le Canadien s’est aussi rendu coupable de toutes ces petites, moyennes et grossières erreurs qui ont ouvert la porte aux cinq buts des Blue Jackets de Columbus tout en expliquant pourquoi il s’est limité à deux petits qui sont loin d’avoir fait contrepoids dans le cadre du dernier match devant ses partisans... en saison régulière.

Tout ça est vrai.

Et ça explique en partie le mélange de déception, de frustration et de questions qu’une telle contre-performance a soulevées chez une majorité de partisans.

Aussi désolant soit le match disputé samedi, à une semaine ou à peu près du début des séries, le spectre des blessures est bien plus inquiétant.

On l’a vu lorsque Noah Dobson a dû retraiter au vestiaire en deuxième période. Seul défenseur droitier de la formation, Dobson a été atteint à la main droite par une rondelle tirée par Zach Werenski avec 5 min 37 s à écouler en période médiane.

Le tir n’avait rien à voir avec une bombe tirée par Evan Bouchard des Oilers d’Edmonton ou l’ancien capitaine du Canadien Shea Weber.

Mais quand même, Dobson a dû quitter le match.

Et son absence a soulevé un vent d’inquiétude tout en mettant à l’avant-plan une question: quelles seraient les conséquences si ce tir d’apparence anodine l’avait blessé sérieusement? S’il devait rater les deux derniers matchs de la saison? Ou pire, les premiers des séries éliminatoires?

On a eu une petite idée de la réponse lorsque, en début de troisième, Mike Matheson, impliqué dans une bousculade avec Adam Fantilli, a été confiné au cachot pour quatre minutes. Quatre minutes qui ont semblé bien plus longues aux yeux de Martin St-Louis en raison des coups de sifflet.

Déjà privé d’Alexandre Carrier – blessé – qui est le principal partenaire de Matheson en désavantage numérique, de Dobson qui était à la l’infirmerie, de Kaiden Guhle qui est lui aussi blessé et de Matheson, le Canadien a soudainement semblé très vulnérable en défense. Ou plus qu’il ne l’était déjà.

Normal!

Matheson domine tous les défenseurs du Canadien avec 303 min 57 s de temps d’utilisation à court d’un homme. Il est aussi deuxième dans la LNH au grand complet derrière Esa Lindell (316 min 17 s) des Stars de Dallas.

Carrier est deuxième chez le Tricolore avec 220 min 4 s, suivi de Dobson (161 min 56 s) et de Kaiden Guhle – lui aussi blessé – avec 62 min 43.

Lane Hutson (38 min 8 s), Arber Xhekaj (19 min 22 s), Jayden Struble (7 min 29 s) et Adam Engstrom (1 min 19 s) qui totalisent 66 min 17 s de temps d’utilisation à court d’un homme ont dû prendre la relève.

Hutson et Xhekaj étaient sur la patinoire pour le cinquième but des « Jackets » marqué par Charlie Coyle en avantage numérique.

Pas question de blâmer directement Hutson et Xhekaj sur le jeu en question. Mais l’idée que le Canadien doive se défendre à court d’un homme sans que Dobson et Carrier puissent épauler Matheson a de quoi inquiéter à l’aube des séries.

Que l’adversaire du Canadien soit les Sabres de Buffalo, le Lightning de Tampa Bay où un des deux clubs repêchés si le Canadien réussissait à se hisser au premier rang.

Ce qui n’arrivera pas si les petits gars de Martin St-Louis jouent contre les Islanders, à New York dimanche soir, ou à Philadelphie face aux Flyers mardi, de la façon dont ils ont joué samedi contre les Blue Jackets sous les regards inquiets de leurs partisans.

Il est important de préciser ici que le Canadien en arrachait en défense bien avant la perte de Dobson et les deux pénalités mineures imposées à Matheson.

Les Jackets avaient profité des largesses défensives du Tricolore pour marquer deux fois sans riposte avant même que la sixième minute du match ne soit complétée.

Un noyau épargné

Les blessures font partie du sport. Elles frappent tous les clubs... ou à peu près.

Car quand on regarde le bilan médical du Canadien, on remarque que son noyau offensif a été épargné depuis le début de la saison.

Des huit premiers marqueurs du Tricolore, Cole Caufield et Matheson sont les seuls à ne pas avoir disputé tous les matchs. Ils ont raté un grand total de... quatre parties. Une pour le petit Cole et trois pour le vétéran défenseur.

Cette statistique a grandement favorisé le Canadien quand on considère à quel point le Lightning et les Sénateurs (pour ne nommer qu’eux) ont été sérieusement touchés cette saison autant en nombre de matchs perdus qu’en qualité de joueurs gardés sur la touche.

Oui, le Canadien a perdu les services d’Alex Newhook, Jake Evans, Kirby Dach et Kaiden Guhle. Sans oublier Patrik Laine qui n’a disputé que les cinq premiers matchs de la saison.

Mais les trois principaux attaquants, les trois principaux défenseurs et les deux recrues de premier plan que sont Demidov et Kapanen n’ont conjointement raté que quatre parties.

D’où la crainte associée à la perte de Noah Dobson en cours de rencontre samedi soir.

Pas question de pousser sur le bouton de panique tout de suite. Le Canadien n’a donné aucune information quant à la gravité ou la non-gravité de la blessure subie par Dobson.

Mais le simple fait que le Canadien n’ait pas eu à puiser dans ses réserves pour combler la perte de l’un de ses huit meilleurs marqueurs incite à se demander comment il y arriverait si cette situation devait se présenter.

Surtout à l’aube des séries.

Hage : un an de plus au Michigan

L’agent Pat Brisson assure qu’il ne faut pas imaginer de scénario catastrophe en raison de la décision de son client Michael Hage de retarder son entrée dans la LNH.

Hage, comme l’ont fait Hutson et Jacob Fowler au cours des dernières années, aurait pu signer un contrat professionnel et passer au Canadien ou à son club-école de Laval dès la saison prochaine. Il aurait même pu « brûler » la première année de son contrat d’entrée dans la LNH en disputant un seul match avec le grand club.

Mais Hage tient à prolonger son séjour dans les rangs universitaires américains.

« Il a très hâte de défendre les couleurs du Canadien et de porter l’uniforme bleu-blanc-rouge. Mais il considère avoir besoin de plus de maturité physique avant de faire le saut dans la LNH. Et il veut aussi ajouter des cours à son bilan académique », a indiqué Brisson par le biais d’échanges de courriel.

« La décision de Michael est prise et il n’est pas question de la changer », a aussi ajouté Brisson.

Michael Hage aura 20 ans dans quelques jours (14 avril). Il pourra dominer davantage la compétition avec les Wolverines de l’Université du Michigan. Il ne pourra toutefois pas défendre les couleurs des USA lors du prochain Championnat du monde de hockey junior réservé aux moins de 20 ans. Un tournoi qu’il a dominé en décembre dernier avec une récolte de 15 points (deux buts) en sept parties.