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Jon Cooper se souvient

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Les derniers préparatifs en route vers Tampa

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13 ans plus tard, Cooper s'attend à une ambiance tout aussi électrisante à Montréal

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« Le groupe est énergique et confiant »

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« Quand tu rêves à la LNH, tu rêves aux séries »

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« Notre dernier duel était déjà un match des séries »

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« Notre trio est talentueux et rapide »

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TABLEAU DES SÉRIES

TAMPA - Jon Cooper a affiché un brin de détresse dans son regard lorsque le collègue Jean-François Chaumont lui a posé une question sur l’ampleur de l’expérience que vivra Charle-Édouard d’Astous, dimanche, alors que le Rimouskois disputera son tout premier match de séries éliminatoires en carrière contre l’équipe de son enfance : le Canadien de Montréal.

Cooper, l’un des entraîneurs-chefs les plus volubiles de la LNH, est rarement déstabilisé par une question. Pour ne pas dire jamais!

Après quelques secondes de réflexion, Jon Cooper a esquissé un large sourire. « Ok! Tu me parles de Charlie », qu’il a lancé en riant.

« Je pourrais défiler les clichés habituels. Dire à quel point Charlie est un bon professionnel. Qu’il saura mettre de côté la pression de jouer à Montréal et tout et tout. Mais ne nous comptons pas d’histoire. Avec la passion que cette province voue pour le Canadien, avec ses parents et amis qui assisteront à ce premier match, ce sera complètement fou comme expérience. Il n’y a pas le moindre doute dans mon esprit », a lancé Cooper qui a ensuite plongé dans ses souvenirs pour illustrer l’envergure d’une partie de séries éliminatoires au Centre Bell.

Venu en relève à Guy Boucher à la fin de la saison 2012-2013, Jon Cooper a encaissé un revers de 3-2 lors de sa première visite au Centre Bell.

L’année suivante, le Ligthning a gagné lors de ses deux escales à Montréal : des gains de 2-1 chaque fois, le deuxième ayant été signé en prolongation.

Les deux clubs se sont retrouvés en première ronde des séries. Le Canadien a gagné les deux premiers matchs à Tampa. Le 20 avril, Jon Cooper n’a pas mis de temps à comprendre à quel point la frénésie qui règne au Centre Bell est décuplée une fois séries éliminatoires.

« On était en arrière 0-2. C’était complètement fou avant et après les hymnes nationaux. Mais le match commençait et je me disais que ça se calmerait. La mise au jeu a été déposée, il y a eu une passe d’un défenseur à un autre défenseur et quelques secondes plus tard, c’était 1-0. La folie a repris dans les gradins. Bienvenue à Montréal! »

Le Canadien a marqué dès la 11e seconde du match en route vers une victoire de 3-2. Deux jours plus tard, Jon Cooper et son équipe étaient balayées dès la première ronde.

« Quelqu’un se souvient qui avait marqué le but », a lancé Jon Cooper.

L’entraîneur-chef du Lightning a pointé respectueusement du doigt le collègue Guillaume Lefrançois de LaPresse lorsqu’il a répondu : René Bourque.

L’expérience favorise le Lightning

De tous les critères favorisant le Lightning aux dépens du Canadien dans la série qui commencera, dimanche, à Tampa, l’expérience de John Cooper et de ses joueurs vient pratiquement toujours en tête de liste.

L’expérience en âge, en années de service dans la LNH et surtout en séries éliminatoires.

« Nous avons tout vécu en séries : les défaites crève-cœurs lors de septième match; des balayages; une coupe des présidents suivie d’un balayage; deux coupes Stanley; quatre présences consécutives en grande finale. «Kuch» -- Nikita Kucherov – a vécu tout ça. Plusieurs des autres joueurs ont vécu une majorité de ces expériences. C’est clair que ça nous sera utile. Mais ça ne nous assure d’aucune façon la victoire », a défilé Jon Cooper.

L’expérience des trois dernières années est aussi un facteur de motivation pour le Lightning. Après trois éliminations consécutives en première ronde, dont les deux dernières contre d’éventuels champions de la coupe Stanley – les Panthers de la Floride – Cooper et ses joueurs veulent reprendre le dessus.

Ces trois éliminations rapides ont d’ailleurs été une source de motivation au cours de la saison.

« Nous en avons parlé à quelques reprises. La résilience affichée par cette équipe depuis que je suis ici m’a toujours impressionné. On a été balayé par le Canadien en 2014 c’est vrai. La perte de notre gardien – Ben Bishop – avec quelques matchs à faire en saison ne nous avait pas aidés. Mais l’année suivante, on s’est rendu en finale de la coupe Stanley. Le balayage de 2019 – aux mains des Blue Jackets de Columbus – a été dur à encaisser. Mais on a gagné 11 séries consécutives après ça, dont deux en finales de la coupe Stanley », raconte Jon Cooper.

Une inspiration pour le CH

L’épopée du Lightning sous Jon Cooper, sa grande progression entre le balayage aux mains du Canadien en 2014 et les conquêtes de la coupe Stanley en 2020 et 2021, pourraient-elles être répétées par le Canadien de Montréal qui s’est un peu servi des plans dessinés par le Lightning pour effectuer sa reconstruction?

« Une fois en séries, tu ne sais jamais ce qui t’attend. L’année après notre balayage par le Canadien, on s’est retrouvé en arrière 2-3 en première ronde contre Detroit. Nous sommes allés gagner là-bas avant de les battre dans un septième match. Si nous n’étions pas revenus dans cette série, quel aurait été l’impact sur le développement de notre équipe? Est-ce que le Canadien pourrait nous éliminer et se rendre à son tour en finale de la coupe Stanley? Bien sûr que c’est possible », a conclu Jon Cooper.

Conscients de cette possibilité parce qu’ils l’ont vécue, Jon Cooper et ses joueurs prendront tous les moyens à leur disposition pour éviter d’ouvrir cette porte au Canadien. Pour éviter d’être évincé des séries dès la première ronde pour une quatrième année consécutive. Pour apaiser le plus possible la fébrilité des partisans du Canadien qui font déjà vibrer le Centre Bell en vue des matchs trois et quatre qui seront présentés seulement vendredi (24 avril) et dimanche (26 avril) prochain.