La Québécoise Sophia Jensen a amorcé la saison des Coupes du monde de canoë-kayak de vitesse de belle manière en terminant au deuxième rang de la finale du C1 500 m, à Szeged, en Hongrie, samedi.
La canoéiste de 24 ans a parcouru la distance en 1 min 59,75 s afin de mettre la main sur la médaille d’argent. Seule la Chinoise Mengya Sun a fait mieux, établissant un nouveau record du monde grâce à un chrono de 1 min 59 s. La Hongroise Katalin Zsofia Csorba (+3,54 secondes) a complété le podium.
Le précédent record du monde appartenait à l’Ontarienne Katie Vincent qui avait réussi un temps de 2 min 0,61 s lors des essais canadiens l’été dernier, à Montréal. Pour Jensen, il s’agit donc d’une nouvelle marque personnelle, qui aurait aussi été un record du monde n’eût été la course exceptionnelle de Mengya Sun.
« C’est tellement excitant d’amorcer la saison avec d’aussi bonnes courses et une médaille. Honnêtement, je n’avais pas d’énormes attentes pour le 500 m, j’ai seulement mis mon plan de match à exécution et tout a super bien été », s’est réjouie Sophia Jensen, en entrevue avec Sportcom.
« C’est un peu comme si je partageais le record du monde avec la Chinoise ! Les conditions étaient idéales aujourd’hui avec un bon vent de dos, sans trop de vagues. Je suis contente d’avoir pu tout mettre en place pour réussir un aussi bon temps », a-t-elle poursuivi.
La veille, Sophia Jensen avait été la plus rapide de sa vague de qualification, obtenant immédiatement son laissez-passer pour la finale A. Elle avait arrêté le chrono à 2 min 7,90 s.
Pendant la saison morte, l’athlète de Chelsea avait décidé de revenir s’entraîner à temps plein avec l’Équipe du Québec de canoë-kayak de vitesse. Une décision qu’elle juge plus que positive après ses premières courses internationales de la campagne.
« C’était définitivement ce dont j’avais besoin. Il fallait que je retrouve le plaisir d’être sur l’eau. Fun is fuel! C’est la recette du succès pour moi et je ne regrette absolument rien. »
Plus tard samedi, Jensen a pris le premier rang de sa vague de qualification au C1 200 m en 44,99 s. Elle participera aux demi-finales dimanche, en plus d’être sur la liste de départ de la finale du C1 5000 m.
« Je ne veux pas me mettre de pression pour demain. Ça va vite au 200 m et tout peut arriver. Je vais tout donner, travailler fort, m’amuser et voir ce que ça va donner. Si c’est une finale A, c’est génial, mais si c’est une finale B, ce sera bien parfait aussi », a conclu Jensen.
De l’expérience en banque pour Émile Bouvier
Émile Bouvier est l’autre représentant de la Belle Province à la Coupe du monde de Szeged, cette fin de semaine. Vendredi, l’athlète de 21 ans a terminé au sixième rang de sa vague de qualification au C1 1000 m, à 5,98 secondes d’une place en demi-finales.
Le Québécois, qui n’est en qu’à une deuxième saison en Coupe du monde, se dit encouragé par cette première sortie de la saison, lui qui compte poursuivre son apprentissage dès la fin de semaine prochaine, à Brandebourg, en Allemagne.
« Je suis encore un jeune athlète et je suis là pour apprendre. J’étais quand même assez optimiste après un très bon hiver d’entraînement. Le calibre était extrêmement relevé cette fin de semaine, le processus de qualification pour les Jeux olympiques de Los Angeles a débuté et tous les gros noms sont présents. C’est difficile de faire son bout de chemin avec un groupe aussi puissant », a raconté Émile Bouvier.
« Ce n’était pas une mauvaise performance nécessairement, mais c’était peut-être un peu en deçà de mes attentes. Dès les qualifications, il faut tout donner et avoir une bonne gestion de course. J’ai appris beaucoup et je serai prêt dès le week-end prochain », a-t-il ajouté.






