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Les frères Staples gardent le cap malgré une déception

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Thomas et Williams Staples
Thomas et Williams Staples (Sailing Energy)

Thomas et William Staples avaient misé gros à leur participation aux Championnats du monde de voile en classe 49er qui ont eu lieu à Saint-Pierre-Quiberon, en France, le mois dernier. Le seul bateau canadien à cette épreuve s’est classé en 62e place de la compétition qui comptait 82 équipages.

Un résultat en deçà de leurs attentes, car ils avaient connu plus de succès à une compétition relevée en Espagne quelques semaines plus tôt, alors qu’ils s’étaient classés 50es au Trofeo Princesa Sofia dans une flotte de 101 bateaux.

« Nous étions un peu déçus du résultat et ce n’était pas ce à quoi nous nous attendions. Nous allons nous en remettre et nous allons nous reprendre la prochaine fois », a mentionné William Staples, ajoutant que son frère et lui ont eu du fil à retordre dans des conditions venteuses qui ont marqué plusieurs journées de ces Championnats.

Le duo de Beaconsfield a passé une bonne partie de l’hiver à s’entraîner dans des conditions similaires sur l’océan Atlantique, un peu plus au sud, du côté du Portugal, et c’est pourquoi la déception de ne pas être à la hauteur aux mondiaux était encore plus sentie.

Autre signe que la météo a volé la vedette en Bretagne, seulement six des neuf courses de qualification ont pu être présentées en raison des forts vents qui avoisinaient les 55 km/h. À deux de ces courses disputées dans des conditions « limites » selon eux, le bateau des Québécois a chaviré.

À l’une d’elles, ils étaient provisoirement cinquièmes et au virage d’une bouée, sous le coup d’une accélération, le devant de leur bateau a piqué dans l’arrière d’une vague. L’eau s’y est engouffrée immédiatement, ce qui a fait passer la vitesse du bateau de 40 km/h à un arrêt complet.

« C’était assez extrême, mais c’était les mêmes conditions pour tout le monde. Il faut qu’on s’améliore dans ces conditions-là. La vitesse et les prises de décisions étaient là. Le niveau (de compétition) est vraiment élevé et ce sont deux petites erreurs qui ont causé ces chavirements. Les erreurs techniques que nous avons faites sont claires et ç’a coûté cher », poursuit William.

Un nouvel entraîneur à la barre

Selon Thomas Staples, le capitaine, le travail des derniers mois n’a pas été vain, même s’il ne s’est pas reflété dans leur classement aux mondiaux.

« C’était vraiment une amélioration en comparaison avec les années précédentes et ce que nous avons fait cet hiver a donc été validé. Aux Championnats du monde, ça n’a pas cliqué aux journées de course et c’est aussi un peu de malchance. On sent qu’on a quand même fait un pas vers l’avant et nous avons bien progressé aux compétitions d’avant. »

Le duo qui s’entraîne maintenant sous la gouverne d’un ancien compétiteur, le Canadien William Jones, qui a participé aux Jeux olympiques de Tokyo et de Paris, et qui a pris sa retraite sportive à la fin de la saison dernière.

« On sent que les choses vont dans la bonne direction, même si ce n’est jamais linéaire. Il y a plus de positif que de négatif », résume Thomas.

Les mondiaux sont derrière eux, mais les frères Staples ont encore d’importantes compétitions à venir, dont la Semaine de Kiel, les Championnats du monde des moins de 23 ans et la régate de Long Beach, en Californie, qui servira de qualifications pour les Jeux panaméricains, en plus d’être présentée sur le futur site olympique des Jeux de 2028.