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Monstre sacré parmi les entraîneurs, l’Italien Carlo Ancelotti tente le pari de remporter un titre de champion du monde comme sélectionneur du Brésil à la Coupe du Monde de la FIFA 2026™, avec un premier grand test samedi contre le Maroc, demi-finaliste il y a quatre ans.
C’est le match au sommet de ce groupe C, qui compte également l’Écosse et le Petit Poucet Haïti.
« Carletto », qui à 67 ans fait ses débuts comme sélectionneur en Coupe du monde, est le seul entraîneur à avoir remporté cinq Ligues des champions et le titre dans les cinq principaux championnats européens.
« C’est une nouvelle expérience, c’est une nouvelle responsabilité que de représenter le pays du football (...) Ce sont deux mots : responsabilité et honneur. C’est un moment unique et très beau dans ma carrière », a-t-il expliqué vendredi à la veille du match.
En l’absence de la vedette Neymar, blessé le 17 mai et qui ne s’est pas entraîné depuis, Raphinha et Vinícius Jr concentrent les grands espoirs des quintuples champions du monde, frustrés par une disette de titres mondiaux depuis 2002.
Mais la Seleçao a montré un jeu irrégulier sur la route du Mondial nord-américain, où elle a perdu des joueurs importants comme Rodrygo et Estevao.
Depuis l’arrivée d’Ancelotti il y a un an, « l’atmosphère s’est transformée. Il a une présence très forte et ne se focalise pas sur les polémiques », a souligné le gardien de Liverpool, Alisson.
« Écrire l’histoire »
« Nous sommes ici pour écrire l’histoire, remettre le Brésil au plus haut niveau », a lancé vendredi l’attaquant du Real Madrid, Vinicius Jr.
Mais l’équipe est critiquée pour son manque de talents individuels majeurs, dans un pays qui a toujours voué un culte à la créativité.
Ancelotti, cédant à la pression populaire, a ainsi appelé l’artiste Neymar mais l’attaquant de Santos, 34 ans, est loin d’être assuré d’une place dans le onze de départ.
À court de rythme, le meilleur buteur de l’histoire de la Seleçao (79 buts) sera absent contre les Marocains, mais, selon Ancelotti, il devrait retrouver ses partenaires la semaine prochaine. En revanche, l’Italien peut compter sur Endrick qui, à presque 20 ans, est déjà comparé à l’ancienne gloire Romario.
Le Maroc a lui aussi connu des déconvenues. Les champions d’Afrique 2026 - titre obtenu sur tapis vert qui fait l’objet d’un appel du Sénégal - ont perdu jeudi l’ailier Abde Ezzalzouli et le défenseur Nayef Aguerd, blessés lors du dernier match de préparation contre le Norvège.
Leur absence est un coup dur pour le nouveau sélectionneur des Lions de l’Atlas, Mohamed Ouahbi. Ezzalzouli, 24 ans, sortait d’une saison réussie avec le Bétis Séville, qualifié pour la Ligue des champions avec une 5e place en Liga. Aguerd, 30 ans, apportait son expérience au coeur d’un effectif confronté à une pénurie de défenseurs centraux.
Des jeunes prometteurs
Ils ont été remplacés par l’ailier gauche d’Angers Amine Sbaï, et l’arrière du club saoudien Al-Fateh, Marane Saadane.
Deux autres défenseurs, Noussair Mazraoui et Anass Salah Eddine, sont également blessés mais Mazraoui s’est entraîné jeudi et devrait être apte pour le match de samedi.
« Tous les joueurs sont aptes », a rassuré vendredi le sélectionneur, « on avait anticipé le fait que des joueurs pourraient peut-être ne pas jouer, on avait déjà trouvé les solutions ».
Adepte d’un jeu créatif et offensif, Ouahbi est l’ancien entraîneur de l’équipe U20 sacrée championne du monde l’année dernière. Son défi est de faire au moins aussi bien que son prédécesseur Walid Regragui.
Le Maroc, affirme-t-il, est « entré dans une nouvelle dimension » après sa demi-finale à la Coupe du monde : « on est respectés, le but c’est d’assumer et que dans chaque compétition on soit des prétendants » à la victoire.
« Le Brésil n’a pas peur, comme nous nous n’avons pas peur », a-t-il lancé avant ce « match de prestige ».
L’entraîneur de 50 ans s’appuie sur un noyau dur avec le gardien Yassine Bounou et le latéral droit Achraf Hakimi, double vainqueur de la C1 avec le Paris SG.
Il a aussi intégré une jeune génération, composée de quelques binationaux , « solide, en pleine progression » et qu’il connait bien, à l’image du prodige franco-marocain Ayyoub Bouaddi (18 ans), pour bousculer l’ogre brésilien.
Et, pourquoi pas, créer la première grande surprise de ce Mondial.





