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Un penalty de Kylian Mbappé a délivré l’équipe de France, longtemps embourbée devant une rugueuse défense paraguayenne, et a scellé la qualification des Bleus pour les quarts de finale de Coupe du Monde de la FIFA 2026™ grâce à une victoire de 1 à 0 au terme d’une partie irrespirable et disputée sous une chaleur extrême, samedi à Philadelphie.
Comme on pouvait le prévoir, c’est une véritable bataille qu’ont dû mener les hommes de Didier Deschamps pour poursuivre leur route dans la compétition et s’offrir le droit de défier le Maroc, jeudi à Foxborough.
Il y a 28 ans, sur la voie du sacre de 1998, les Tricolores avaient attendu la prolongation et le but en or de Laurent Blanc pour se défaire des coéquipiers de José Luis Chilavert. Cette fois, c’est un penalty transformé par Mbappé à la 70e minute après une faute de Diego Gomez sur Désiré Doué qui a sauvé la France, lui évitant une sortie de route prématurée, qui aurait été synonyme d’énorme désillusion après un début de tournoi idyllique, placé sous le signe de l’attaque, du spectacle et du beau jeu.
Deschamps et ses joueurs peuvent donc respirer après ce succès acquis dans la douleur et remercier une nouvelle fois leur capitaine et vedette, auteur de son septième but dans cette Coupe du monde, son 19e en phase finale, à une petite unité du record de Lionel Messi (20). L’attaquant du Real Madrid n’a pas tremblé au moment de s’élancer et cette 63e réalisation en 103 sélections vaut de l’or.
Les Bleus méconnaissables
Sous une chaleur étouffante (37°C), les Bleus n’ont pas été à la fête en cette journée de célébration des 250 ans de l’indépendance des États-Unis et ont eu bien du mal à emballer la partie. On a ainsi eu peine à reconnaître l’attaque flamboyante qui a enchanté la compétition avec une moyenne d’au moins trois buts par rencontre.
L’équipe de France a été méconnaissable, incapable de se créer des occasions dignes de ce nom face à de très faibles Paraguayens, malgré une possession de balle et une domination de tous les instants.
Il fallait en faire largement plus pour bousculer une défense très regroupée et déstabiliser des joueurs rompus au combat et bien décidés à employer tous les moyens, même les moins licites, pour s’imposer, comme ils avaient si bien su le faire pour se débarrasser des Allemands en seizième de finale au bout de la séance des tirs au but.
Petites fautes, gain de temps : les Paraguayens ont usé de tous les ressorts à leur disposition pour pourrir le match et sauvegarder leurs chances contre l’ogre de cette Coupe du monde.
La canicule qui sévit sur la moitié est des États-Unis a sans doute nivelé les valeurs et empêché les Bleus de se montrer percutants et de mettre de la vitesse dans leur jeu.
Frayeurs et souffrance
Mbappé, monstrueux jusqu’à là, a été quasiment absent des débats, à part sur son penalty, et n’a pas eu grand-chose à se mettre sous la dent, ratant une tentative de la tête en première demie. Puis, il a très mal négocié un long dégagement en profondeur de Mike Maignan et de se buter sur Orlando Gill, le gardien paraguayen, sur un tir enroulé, puis sur deux frappes à bout portant dans les arrêts de jeu.
Ses deux compères Michael Olise et Ousmane Dembélé ont été plus actifs, mais avec un déchet inhabituel. Olise, qui avait illuminé la Coupe du monde par sa science de la passe, n’a jamais trouvé l’ouverture pour placer les attaquants dans de bonnes conditions, perdant quelques ballons chauds, à l’instar de Dembélé.
Les menaces françaises sont donc venues essentiellement de loin.
Après avoir illuminé le monde, la France s’est donc fait des frayeurs et s’est qualifiée dans la souffrance. Une panoplie de plus dans son arsenal qui pourra lui servir pour la suite, sans doute dès le quart de finale contre le Maroc.





