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« C’était ma dernière Coupe du monde mais pour le reste, j’aurai le temps d’y réfléchir, de ne pas prendre de décisions à chaud », a déclaré le capitaine du Portugal, Cristiano Ronaldo, lundi à propos de son avenir en sélection.
Le meilleur buteur et le plus capé des footballeurs, âgé de 41 ans, est passé devant les journalistes en zone mixte, après l’élimination en 8e de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ face à l’Espagne (1-0).
Il a confirmé que cette sixième Coupe du monde serait sa dernière, sans annoncer cependant sa fin de carrière internationale.
« La vérité, c’est que c’était ma dernière Coupe du monde mais pour le reste, j’aurai le temps d’y réfléchir, d’être avec ma famille, de ne pas prendre de décisions à chaud et je vais continuer ma vie », a-t-il déclaré.
L’attaquant aux 146 buts en 233 sélections, deux records mondiaux chez les messieurs, affirmé avoir donné quoi qu’il arrive le meilleur de lui-même.
« Le plus grand titre que j’ai gagné en sélection, c’est (l’Euro) en 2016, qui pour moi a la même dimension qu’une Coupe du monde, sincèrement. C’est pourquoi, je le répète, je pars la conscience tranquille, j’ai donné le meilleur de moi-même et voilà, demain sera un autre jour et la vie continue », a-t-il ajouté.
Ronaldo avait déjà confirmé à plusieurs reprises que cette édition de la Coupe du monde serait la dernière, sans toutefois préciser s’il comptait dire adieu à la sélection après le tournoi nord-américain.
Avec l’équipe du Portugal, l’actuel capitaine compte deux titres en Ligue des nations (2019 et 2025) et surtout un sacre en championnat d’Europe (2016), une compétition dont il est le meilleur buteur de l’histoire avec quatorze réalisations en phase finale.
« J’ai remporté trois titres pour le Portugal, avant Cristiano, il n’y avait aucun titre, donc je suis heureux », a-t-il ajouté.
Son meilleur parcours en Coupe du monde a été réalisé en 2006, il y a vingt ans pour sa première participation, avec une demi-finale perdue contre la France de Zinédine Zidane.
« Naturellement, je suis triste de sortir de la Coupe du monde comme ça, mais comme je l’ai dit hier (dimanche) en conférence de presse, j’ai tout donné – j’ai fait de mon mieux – et je pars la conscience tranquille. C’est le football, c’est la vie d’un footballeur : parfois on gagne, parfois on perd, et il faut continuer », a ajouté le Portugais.
Un dernier rodéo raté pour Ronaldo
Ronaldo, phénomène générationnel aux cinq Ballons d’or, a quitté la Coupe du monde sur un dernier échec, le regard embué et presque isolé de ses coéquipiers, après une prestation sans éclat lundi dans un stade rempli de ses adorateurs à Dallas.
Le capitaine vétéran du Portugal est entré en héros et en premier dans l’enceinte texane, où son mythique maillot no 7 s’affichait partout. « Je ne suis pas supporter du Portugal, je suis supporter de Ronaldo », proclamait même l’affiche d’une fan, projetée sur écran géant.
Il en est reparti le visage défait et triste, en adressant un petit signe de la main à son fidèle public chéri, avant de se rejoindre le vestiaire d’un pas très lent dans un couloir du stade, abattu, presque seul.
L’impression de solitude dégagé par l’ancien artiste du dribble, devenu parfois une statue aux jambes lourdes à la pointe de l’attaque, a pourtant ressemblé à une triste fin.
Le sélectionneur Roberto Martinez s’est entêté à le titulariser à chaque rencontre et à le maintenir sur le terrain jusqu’au coup de sifflet final, à une exception près, malgré une influence souvent proche du néant, privant d’autres talents d’émerger.
Sa doublure de l’ombre, Gonçalo Ramos, n’a ainsi eu le droit qu’à une trentaine de minutes de jeu en cinq matches, un énorme gâchis. L’ancien « pistolero » du Paris Saint-Germain a pourtant prouvé sa valeur en marquant le but vainqueur contre la Croatie (2-1) au tour précédent.
Ronaldo a certes mis trois buts durant le tournoi, mais son doublé contre le faible Ouzbékistan (5-0) et son penalty contre la Croatie ne masquent pas son rendement devenu insuffisant au sein d’un groupe bourré de talent.
L’homme aux cinq Ballons d’or et aux cinq Ligues des champions n’aura finalement que très rarement brillé en Coupe du monde à titre individuel.
Sa performance la plus aboutie restera ce triplé réussi durant le premier tour de l’édition 2018, contre l’Espagne (3-3). Huit ans après, la Roja lui a rappelé son âge et l’a rapproché de la sortie.





