Coupe du Monde
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Les Bleus prêts, l’Oranje inquiète

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À deux jours de son départ pour l’Amérique, l’équipe de France a pu compter sur la maestria de Michael Olise, auteur d’un magnifique triplé, pour battre l’Irlande du Nord 3-1 lors de son deuxième et dernier match de préparation à la Coupe du monde, lundi à Lille.

Les Bleus se devaient de réagir après la terne copie rendue face à la Côte d’Ivoire jeudi à Nantes (défaite 2-1) pour faire le plein de confiance avant de s’envoler pour leur camp de Boston, mercredi. Si la prestation des hommes de Didier Deschamps n’a pas toujours été très aboutie et limpide, l’essentiel a été assuré avec une large victoire qui permet de soigner le moral.

Pour le sélectionneur, qui dirigeait pour la dernière fois les Bleus sur le sol français avant de quitter ses fonctions à l’issue du tournoi nord-américain, l’objectif était surtout de voir ses joueurs parfaire une dernière fois leurs gammes.

Avec le retour des deux champions d’Europe parisiens, le Ballon d’Or Ousmane Dembélé et Désiré Doué, ainsi que du défenseur d’Arsenal William Saliba, tous trois ménagés jeudi dernier, le technicien avait donc décidé d’aligner au coup d’envoi le onze qui aura sans doute la lourde charge de débuter le Mondial, le 16 juin contre le Sénégal à East Rutherford (New Jersey).

Etait-ce la crainte d’une blessure malvenue ? Opposés à de très faibles Nord-Irlandais, absents d’une phase finale depuis l’Euro-2016, les Français n’ont pas imprimé un gros rythme.

Il a fallu un tir contré d’Ousmane Dembélé, qui a atterri dans les pieds de Michael Olise, pour permettre au joueur du Bayern Munich d’ouvrir le score et d’entamer son festival (43e). Le génial attaquant bavarois aura été l’un des rares à se montrer concerné et il a réussi à doubler la mise juste après la pause sur une splendide reprise en demi-volée du gauche (49e) avant son chef d’oeuvre, un tir enroulé de plus de 20 mètres en pleine lucarne (74e), portant son total à sept buts en 17 sélections.

Mbappé encore muet

Le reste de l’équipe n’a pas été au diapason d’Olise pour déstabiliser une défense extrêmement regroupée, surtout en première période, un léger frisson ayant même parcouru le stade Pierre-Mauroy sur la reprise de Patrick Kelly (15e).

La production française s’est nettement améliorée en deuxième période mais le manque de vigilance et d’engagement a permis à Kelly de réduire l’écart en profitant des largesses défensives de Dayot Upamecano, pourtant le taulier de l’arrière-garde bleue, après une perte de balle de Rayan Cherki au milieu de terrain (64e).

L’autre déception de la soirée se nomme Kylian Mbappé. La superstar tricolore ne s’est jamais mise en évidence au cours des deux matches de préparation à la Coupe du monde et n’a pas réussi à inscrire le moindre but pour au moins égaler le record d’Olivier Giroud en équipe de France (57).

Un tir enroulé largement à côté (9e), une reprise totalement dévissée (26e), une frappe au-dessus après un magnifique service en profondeur d’Olise (73e), une autre dans les tribunes (88e) et des tentatives en nette position de hors-jeu après le repos: le capitaine n’a pas été en réussite, même s’il a semblé en jambes physiquement.

Après une saison frustrante et sans trophée au Real Madrid sur le plan collectif malgré un deuxième titre de meilleur buteur en championnat, Mbappé attend peut-être l’écrin de la Coupe du monde, sa compétition fétiche, pour reprendre ses bonnes habitudes.

Les Pays-Bas inquiétants

Les Pays-Bas, récemment battus par l’Algérie (1-0), ont difficilement retrouvé le chemin du succès à six jours de leur entrée en lice au Mondial-2026 en dominant une faible équipe d’Ouzbékistan, lundi sur la pelouse de l’Icahn Stadium de New York.

Les Oranje n’ont guère été enthousiasmants. Malgré une nette domination, ils ont eu besoin pour s’imposer de deux penaltys convertis par Cody Gakpo, le premier à la demi-heure de jeu (32e), le deuxième dans les dernières secondes du match (90+7).

Buteur pour les 20e et 21e fois en sélection, l’attaquant de Liverpool s’est pour le reste montré très peu inspiré, à l’instar de Brian Brobbey qui officiait en pointe à la place de Memphis Depay, laissé au repos.

Le sélectionneur Ronald Koeman, sans doute contrarié par le manque d’efficacité de ses attaquants, s’est aussi inquiété de l’état de ses troupes, en particulier de la santé de son gardien Bart Verbruggen, touché à la hanche et remplacé par Mark Flekken à l’heure de jeu.

Plus tôt dans la journée, l’entraîneur néerlandais avait dû acter le forfait pour le tournoi américain de son défenseur Jurriën Timber, diminué par une blessure à l’aine, et remplacé par Lutsharel Geertruida.

Une énième défection pour les Pays-Bas qui déploraient déjà les forfaits de Xavi Simons, Matthijs de Ligt ou encore Stefan de Vrij en vue de leurs matches face au Japon, la Suède et la Tunisie.

Les Ouzbeks, qui disputeront leur première phase finale de Coupe du monde et seront opposés à la Colombie, au Portugal et à la RD Congo, ne se sont pas réellement montrés dangereux lundi.

Déjà battus par le Canada le 1er juin (2-0), les hommes de l’Italien Fabio Cannavaro ont toutefois eu la satisfaction d’inscrire un but dans le jeu, à la 90+2, par l’intermédiaire d’Igor Sergeev, alors que la formation asiatique évoluait en supériorité numérique depuis cinq minutes et l’exclusion de Guus Til pour une faute de main en position de dernier défenseur (87e).