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Des enjeux importants en slalom géant parallèle Val-St-Côme

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Arnaud Gaudet aux Jeux olympiques de Milan-Cortina, le dimanche 8 février 2026 à Livigno, en Italie. LA PRESSE CANADIENNE/Sean Kilpatrick (Sean Kilpatrick)

MONTRÉAL — L’enjeu sera immense lors des deux épreuves de slalom géant parallèle de la Coupe du monde de Val-St-Côme, samedi et dimanche, alors que pas moins de neuf athlètes peuvent encore espérer mettre la main sur le globe de cristal de la discipline.

Il s’agit de des deux dernières épreuves de slalom géant parallèle de la saison sur le circuit de la Coupe du monde et, même si l’étape québécoise est présentée à peine deux semaines après la fin des Jeux olympiques de Milan-Cortina, le plateau promet d’être relevé alors que six hommes et trois femmes peuvent encore rapporter le trophée à la maison.

« Ça n’a pas d’incidence (sur les inscriptions), car la plupart des athlètes sont en train de se battre pour avoir ce globe, a noté Roberto Montanes, vice-président événements et engagement à Snowboard Canada. C’est le dernier stop de la saison, alors la plupart des athlètes seront ici pour voir qui l’emporte s’ils ne sont pas dans la course. »

Les globes de cristal pour le slalom parallèle et pour le classement général seront quant à eux distribués la semaine prochaine, en Allemagne.

À Val St-Côme, l’Italien Maurizio Bormolini, premier au classement avec 588 points, tentera de repousser les assauts de l’Autrichien et double médaillé d’or olympique en titre Benjamin Karl (508). Deux autres Italiens, Roland Fischnaller (508) et Aaron March (481) sont à quelque 100 points du meneur.

Le Sud-Coréen Sangho Lee (418) et l’Autrichien Fabian Obmann (410) sont les seuls autres planchistes à pouvoir rattraper Bormolini, qui a raflé les globes de la discipline et du général l’an dernier.

Chez les dames, la Japonaise Tsubaki Miki jouit d’uneconfortable avance en tête avec ses 709 points, mais l’Autrichienne Sabine Payer (568), médaillée d’argent des derniers JO, et l’Italienne Elisa Caffont (563) peuvent techniquement la rejoindre. Caffont a terminé au pied du podium sur la piste de Livigno il y un peu plus de deux semaines.

Du côté canadien, le globe est inaccessible pour Arnaud Gaudet (250, sixième à Milan-Cortina) ou Aurélie Moisan (260, 12e aux JO), chefs de file de la délégation, mais l’expérience d’une Coupe du monde en sol canadien n’a pas de prix, surtout pour les jeunes athlètes du pays, a expliqué Montanes.

« Il y a d’abord l’avantage d’être à la maison, que nos athlètes performent devant parents et amis. Puis, de tenir une Coupe du monde chez nous, ça augmente notre quota d’athlètes. Ça nous permet de donner cet expérience aux athlètes de la relève qui n’ont jamais vécu une telle expérience auparavant. »

Montanes ne s’en cache pas, un podium de l’un des athlètes canadiens — Ben Heldman et Kaylie Buck seront aussi sur place — constituerait la cerise sur le gâteau pour Snowboard Canada.

« On a toujours l’espoir d’avoir un podium, et je pense que ce n’est pas impossible compte tenu des performances des dernières semaines, notamment celles d’Arnaud », a déclaré Montanes au sujet de Gaudet, qui compte deux podiums en 2026.

« Ce qu’on veut surtout voir, c’est une progression. Quand on tenait la Coupe du monde en Ontario, il n’y avait pas de Canadiens qui passaient dans les rondes finales. L’an dernier (lors de la première édition à Saint-Côme), nous avons eu quelques Canadiens dans les rondes finales. On veut montrer qu’année après année, on peut obtenir de meilleurs résultats sur le circuit de la Coupe du monde, ici, mais aussi ailleurs dans le monde. D’avoir un podium aiderait grandement la crédibilité du slalom alpin au Canada. »

Montanes ne peut pas encore confirmer la tenue d’une troisième édition en 2027 de la Coupe du monde de Val-St-Côme, mais il assure que toutes les parties impliquées travaillent en ce sens.

« On doit attendre la réunion printanière de la FIS, qui aura lieu au mois de mai, a-t-expliqué. Nous sommes évidemment en communications avec la fédération, qui sait qu’il y a un très grand intérêt, autant de la montagne que du nôtre et, je crois, de la FIS, de poursuivre ici. »