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Fowler : un tremplin vers les séries

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Demidov n'est pas la seule recrue à faire tourner les têtes

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« Assez, c'est assez »

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Jacob Fowler a l'étoffe d'un gardien no 1!

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Les bénéfices de pratiquer plus d'un sport

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MONTRÉAL - Quand l’état-major du Canadien est resté de marbre devant les espoirs des partisans de profiter du dernier droit dans la période des transactions pour aller mettre la main sur Jordan Binnington, Sergeï Bobrovsky ou un autre des gardiens disponibles autour de la LNH, ce n’est pas seulement parce que Jeff Gorton et Kent Hughes étaient prêts à faire confiance à Jakub Dobes et Samuel Montembeault.

C’est surtout parce qu’ils étaient convaincus que Jacob Fowler pouvait leur venir en aide.

Ce que Fowler a fait, mercredi soir, à Ottawa.

À son premier départ depuis son rappel discret effectué en journée mardi et confirmé dans le tumulte mercredi matin, à son onzième départ en carrière dans la LNH, Fowler a fait ce qu’on demande à tout gardien de faire.

Mais en plus de donner une chance de gagner au Tricolore, ce qu’il a fait avec brio en signant une victoire aussi importante que difficile de 3-2 aux dépens des Sénateurs d’Ottawa, Fowler a démontré de l’aplomb, du calme, de la confiance et de l’équilibre devant son filet.

Ce que Samuel Montembeault peinait à faire depuis le début de la saison, ce qu’il ne faisait plus du tour lors de ses derniers départs. Ce qu’il pourrait refaire un jour lorsqu’il retrouvera sa confiance. Car en ce moment, j’ai bien plus l’impression que Samuel Montembeault a perdu confiance en Samuel Montembeault que le Canadien a perdu confiance en Samuel Montembeault.

Comme plus tôt cette saison lorsqu’il a eu besoin d’une pause et de deux matchs avec le Rocket pour retrouver ses moyens.

Et en dépit de ses statistiques éloquentes de 21 victoires en 30 départs (21-6-4), Jakub Dobes affiche beaucoup moins d’aplomb et d’équilibre devant les buts que Fowler ne l’a fait mercredi à Ottawa. Que le jeune gardien l’a fait lors de ses 11 départs!

Fowler a stoppé 32 des 34 tirs des Sénateurs. Selon le site spécialisé Natural Stat Trick, il a fait face à 16 occasions de marquer de grandes qualités des Sénateurs. Le Canadien en a obtenu deux de moins. Après avoir accordé deux buts (11 tirs) en première, il a ensuite fermé la porte en deuxième. Et aussi, et surtout, en fin de troisième période alors que les Sénateurs, avec Linus Ullmark rappelé au banc à la faveur d’un sixième attaquant, ont frappé une, deux, trois fois à la porte – sur un total de six tirs obtenus – pour niveler les chances.

Fowler a effectué deux ou trois arrêts splendides. Dont un en étirant la jambière gauche devant Dylan Cozens. Ses coéquipiers ont aussi trimé dur devant lui pour protéger la mince avance d’un but que Juraj Slafkovsky avait été incapable de doubler en frappant le poteau et en ratant la cible alors que le filet des Sénateurs était désert.

Vrai que les joueurs du Canadien ont bien joué lors de cette fin de rencontre, mais comme l’a candidement admis Martin St-Louis après la victoire : « ça prend des arrêts et on les a obtenus ce soir. »

Ce n’était pas nécessairement une flèche tirée en direction de Samuel Montembeault. Encore moins à Jakub Dobes. Deux gardiens qui ont été victimes de remontées de dernières minutes qui ont coûté des points au Canadien cette saison.

Mais après avoir affiché beaucoup d’impatience plus tôt en journée alors qu’il défendait l’entrée en scène de Fowler devant la cage de son équipe, disons que l’entraîneur-chef du Canadien semblait très satisfait – j’ajouterais un brin soulagé – par la performance de Fowler et la victoire de son équipe.

Une victoire pas évidente tant les Sénateurs ont disputé un match solide. Tant ils ont été efficaces en échec avant. Tant ils ont été agressifs le long des bandes et devant le filet. Un match comme le Canadien en verra une fois en séries.

Des séries dont les Sénateurs se sont éloignés un brin en perdant hier. Ils n’ont plus, ou presque plus, le droit à l’erreur s’ils veulent mettre la main sur l’une des deux places réservées aux clubs repêchés.

Pendant qu’il est question de séries, est-ce que le rappel hâtif de Jacob Fowler offre une petite idée de la stratégie du Canadien en vue des séries? Est-ce que le fait de lui donner une dizaine des 17 matchs encore au calendrier ne serait pas justement le tremplin nécessaire pour le projeter devant la cage du Tricolore une fois en séries?

S’il est solide devant le filet bien sûr.

Mais bien au-delà sa fiche de cinq victoires en 11 départs (5-4-2) Fowler attise bien plus de confiance que les deux autres gardiens du Tricolore.

Oui, il accordera sans doute un mauvais but de temps en temps. Patrick Roy, Ken Dryden et bien d’autres grands gardiens dans l’histoire du Canadien et de la LNH l’ont fait au fil de leurs carrières.

Oui, le jeune gardien effectuera sans doute des sorties périlleuses autour de son filet de temps en temps. N’est pas Martin Brodeur ou Carey Price qui veut.

Mais plus que les arrêts qu’il réalise, c’est la confiance qu’il dégage, l’aisance qu’il affiche qui inspirent confiance.

Était-ce en première période ou en période médiane? Je ne sais plus. Mais de la voir pousser la rondelle dans le coin de la patinoire bien calmement alors qu’un joueur des Sénateurs bourdonnait pourtant autour de lui m’a fait sourire au lieu de m’inciter à me tirer les cheveux!

Et ce n’est qu’un exemple parmi bien d’autres.

Hutson : un rare mauvais match

Je ne sais pas si c’est le fait d’avoir à retrouver ses repères sur le flanc droit; je ne sais pas si c’est en raison de la pression soutenue appliquée par les sénateurs; je ne sais pas si c’était seulement une mauvaise soirée;

Mais Lane Hutson a connu un rare mauvais match. Et ce n’était pas le contrecoup de la «grippe» qui a gardé Cole Caufield à l’extérieur de la formation puisque Martin St-Louis a assuré aux partisans que le petit Cole était le seul joueur «malade» au sein de sa formation.

Hutson s’est rendu coupable de mauvaises passes. De revirements. Il a perdu des batailles pour des rondelles le long des bandes, ce qui l’a conduit au banc des pénalités une première fois. Il a perdu des batailles de position sur la patinoire, ce qui l’a conduit au banc des punitions une deuxième fois.

Il n’affichait pas la même qualité de jeu, mercredi soir, à Ottawa, qu’il ne fait normalement. Il faut dire qu’il nous gâte beaucoup en matière de qualité de jeu depuis son arrivée à la ligne bleue du Canadien. Il nous gâte au point qu’on oublie qu’il dispute seulement sa deuxième saison dans la grande ligue.

Mais quand même. Hutson a disputé de très forts matchs et a même été impressionnant à bien des occasions lors de ses premiers séjours sur le flanc droit de la brigade défensive du Tricolore.

Et comme il virevolte à gauche, à droite et au centre de la patinoire, il n’y a pas lieu de s’inquiéter. Mais Hutson est humain. Il faudra donc lui donner le temps de s’habituer à son retour sur le flanc droit et à Kaiden Guhle avec qui il a effectué la majorité de ses présences hier en plus de jouer à quelques occasions avec Jayden Struble.

Guhle et Struble travaillent fort et se démènent en défensive. Mais en matière d’attaque, ils sont des complices moins attrayants que Noah Dobson, j’espère qu’on s’entendra tous là-dessus!

Discipline

Nick Cousins n’est pas un grand joueur de hockey. Un différentiel de moins-2, deux mises en échec et un vol de rondelle sont ses seules statistiques personnelles relevées par les officiels mineurs en 20 présences totalisant 13 min 5 s de temps d’utilisation.

Pourtant!

Cousins a ramené les Sénateurs dans le match en première période lorsqu’il est devenu le centre d’attention des joueurs du Canadien.

Après une mise en échec percutante, mais légale aux dépens d’Alexandre Carrier dans le coin de la patinoire, les Anderson, Struble, Gallagher et même Kirby Dach il me semble, sont partis à la chasse à Cousins.

Il était mort de rire. Car il venait de réussir ce qu’il avait tenté de faire : déstabiliser le Canadien qui aurait normalement dû se concentrer bien plus que Dylan Cozens et non Nick Cousins.

C’est d’ailleurs lors d’une pénalité écopée par Josh Anderson qui tentait depuis deux ou trois présences de venger le coup asséné par Cousins que les Sénateurs ont marqué leur premier but pour ensuite prendre les devants 2-1.

Quand le Canadien sera en séries, oui Jacob Fowler ou un autre gardien devra faire le travail devant le filet.

Mais devant lui, le Canadien devra composer avec l’aspect physique de l’adversaire. Ce qu’il n’a pas fait en première ronde l’an dernier contre les Capitals de Washington. Il devra composer avec les Nick Cousins de ce monde sans perdre la tête.

Plus facile à dire qu’à faire.