LAVAL – Martin St-Louis n’avait pas grand-chose à dire sur Alexandre Texier, lundi, au lendemain de l’annonce de la mise sous contrat de l’ancien attaquant des Blues de St. Louis.
« Il vient de France. Il a joué à Columbus. »
Texier a effectivement joué pour les Blue Jackets. Et oui, il est né dans l’Hexagone.
Merci Martin. Mais encore?
Heureusement pour vous chers lecteurs, l’organisation du Canadien de Montréal compte un autre membre qui connaît assez bien le joueur de 26 ans. Et il a pour nom Pascal Vincent.
L’entraîneur-chef du Rocket de Laval a en effet dirigé Texier pendant deux saisons, d’abord à titre d’entraîneur adjoint en 2021-2022 chez les Blue Jackets, puis comme entraîneur-chef en 2023-2024.
C’est sous la direction de Vincent que Texier a joué sa meilleure saison en carrière dans la LNH, atteignant des sommets personnels de 12 buts, 18 passes et 78 matchs joués.
« D’abord, c’est une très bonne personne, a affirmé Vincent, mardi, après l’entraînement de sa troupe. J’ai beaucoup aimé travailler avec lui. C’est quelqu’un qui veut apprendre, qui veut s’améliorer et qui est réceptif aux commentaires des coachs. »
En ce qui a trait à ce qu’il offre sur une patinoire, le pilote lavallois décrit Texier comme un attaquant aux atouts offensifs certains.
« Il a beaucoup de vitesse et de bonnes mains. [À Columbus], on l’utilisait en fusillade et il a marqué des buts intéressants à regarder. »
Texier n’a d’ailleurs pas tardé à démontrer à ses nouveaux coéquipiers qu’il n’a pas oublié ses mains dans le vestiaire des Blues. À l’entraînement mardi à Salt Lake City, l’attaquant a semé la stupéfaction en se montrant sans pitié envers Samuel Montembeault lors d’une courte échappée.
Le genre de but qui pourrait inciter St-Louis à l’utiliser à son tour en tirs de barrage. Mais d’ici là, Texier pourrait se montrer utile dans une autre facette du jeu si chère à tout entraîneur-chef
« Il était bon en désavantage numérique et également en échec-avant en raison de son [coup de] patin, ajoute Vincent au sujet de son ancien élève. Il rendait la vie des défenseurs difficile. »
Voilà un aspect de son jeu que Texier a dû peaufiner depuis son arrivée dans la LNH. Repêché en deuxième ronde, 45e au total par les Blue Jackets en 2017, le Français n’a pu se fier qu’à ses aptitudes offensives pour s’établir en Amérique du Nord.
« Au cours d’une carrière, il faut que tu t’ajustes, rappelle Vincent. Il a été repêché tôt comme joueur de centre, mais on a modifié un petit peu son parcours. On le voyait plus à l’époque comme un ailier, mais il peut jouer aux deux positions. Avec l’alignement qu’on avait [à Columbus], c’était plus efficace pour nous de le faire jouer à l’aile. »
À cette polyvalence s’ajoute aussi désormais un peu plus de vécu. Après six saisons passées dans l’organisation des Blue Jackets, entrecoupée par un séjour à Zurich dans la Ligue nationale suisse, Texier a été échangé aux Blues en retour d’un choix de 4e ronde durant la saison morte 2024.
Chez les Blues, Texier a été limité à 31 rencontres l’an dernier, inscrivant au passage 6 buts et 5 passes à son dossier. Puis, depuis le début de la présente campagne, il ne figurait pas avantageusement dans la hiérarchie offensive de Jim Montgomery, qui ne l’employait en moyenne que 10 minutes par match (10:15), soit la plus basse utilisation chez les joueurs des Blues.
« Il a vécu quelques expériences, déduit Vincent. Il a joué à Columbus. Il est retourné [en Europe pour jouer] à Zurich. Il est revenu dans la Ligue nationale de hockey et il a vécu une expérience à St. Louis.
« Qu’elle soit bonne ou mauvaise, c’est quand même de l’expérience qu’il peut apporter à Montréal. Il est rendu à une étape où il sait ce qu’il doit faire pour avoir du succès dans la Ligue nationale. »
S’il y parvient, nul doute pour Vincent que le Tricolore sera frottera les mains d’avoir tenté le coup en lui offrant un modeste contrat d’une valeur de 1 million $ pour le reste de la campagne, après qu’il eut été libéré par les Blues.
« C’est une signature fantastique pour le Canadien parce qu’il a la possibilité de fitter dans le style de jeu qu’on veut jouer dans l’organisation, c’est-à-dire avec beaucoup de vitesse et se montrer hargneux à l’entour de la rondelle. Je pense qu’il peut apporter ça. Et s’il l’apporte, il va aider l’équipe. »






