Hockey

Un vrai délice pour les amateurs de sports

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Les amateurs de sport ont été gâtés au cours de la dernière fin de semaine. À travers l’Halloween, les élections municipales et le changement d’heure, il fallait trouver un moyen de garder un oeil sur tout ce qui se passait dans le merveilleux monde du divertissement sportif, et disons que nous avons passé par toute la gamme des émotions.

Un grand film avec une mauvaise fin

Dans cette ère de dissension, c’est assez unique de voir tout un pays se rallier derrière une même cause.

Des gens qui n’ont absolument rien à cirer du baseball sont devenus partisans des Blue Jays durant quelques jours. Ce matin, dans la salle des nouvelles de RDS, c’est évidemment le sujet qui revient au moment d’aller chercher notre premier café. Quelle série! Quelle équipe! Quel match no 7! Évidemment, la scène finale a brisé nos cœurs d’amoureux de baseball, mais on ne peut qu’applaudir la qualité du spectacle offert par les Blue Jays et les Dodgers au cours de cette Série mondiale dramatique.

Dans un bon film de baseball, une équipe compte sur une multitude de caractères, et les Blue Jays avaient le casting parfait.

Vladdy, la superstar surdouée qui a choisi de poursuivre sa carrière à Toronto il y a seulement quelques mois après un long feuilleton, a démontré pourquoi les Jays ont investi un demi-milliard de dollars en lui.

Bichette, le « golden boy », a bien failli faire basculer le match no 7 malgré une blessure avec sa claque de 3 points pour ouvrir le pointage. Maintenant sans contrat, l’avenir de Bo à Toronto sera LE sujet de conversation en vue de la prochaine saison.

George Springer, l’homme des grandes occasions, Max Scherzer, le vieux fou, Trey Yesavage, l’enfant prodige, ont immédiatement su conquérir nos coeurs, qu’on soit un fin connaisseur, un fan de sport ou un simple curieux de cet engouement.

Et dire des acteurs de soutien, marginaux et attachants. Les Clement, Barger, Schneider, Lukes et cie., qui ont tous connu des moments de gloire, mais qui se font un grand plaisir d’évoluer dans l’ombre.

Pour ajouter à ce scénario bien ficelé, les Dodgers représentaient le « méchant » parfait. Shohei Ohtani, l’exceptionnel, avait fait miroiter à Toronto la possibilité de porter le bleu du nord avant de choisir de signer le plus gros contrat de l’histoire avec les Dodgers. Bien qu’Ohtani n’ait rien d’un vrai méchant, les Dodgers et leurs milliards représentaient l’antagoniste parfait pour le « petit club de balles » du Canada.

La finale a été grandiose, mais malheureusement, elle ne fut pas à la faveur des Blue Jays, vaincus en 11e manche du match décisif.

D’un bout à l’autre du Canada, nous avons vécu un moment de stupeur et une profonde déception pour cette équipe qui semblait, de l’extérieur, particulièrement spéciale. Toutefois, on se souviendra de la grande qualité du baseball offert, et surtout, des grandes émotions que nous avons pu vivre collectivement.

Pendant quelques semaines, les Jays, c’était un peu « Nos Amours ».

Le meilleur show en ville

Bon, c’est fini, le baseball! Le meilleur « show » à Montréal, il se passe au Centre Bell. On est encore bien loin de s’imaginer à un match no 7 de la finale de la Coupe Stanley, mais force est d’admettre que le spectacle offert par les Canadiens en hautement divertissant.

Portée par sa jeunesse, sa fougue et sa vitesse, l’équipe marque des buts qui font le tour de la planète hockey à chaque match et semble trouver le moment de nous offrir des fins de matchs à couper le souffler plusieurs fois par semaine.

Samedi soir, contre les nouveaux meilleurs ennemis d’Ottawa, c’est Alex Newhook qui a soulevé tout le monde pour offrir une 5e victoire en prolongation aux hommes de Martin St-Louis.

On le sait, en séries éliminatoires, le CH ne gagnera pas ses matchs à 3 contre 3, mais pour du hockey d’automne, on peut s’entendre que le spectacle est au rendez-vous. Nous avons une mémoire collective plutôt courte, mais les soirées de hockey étaient pas mal moins amusantes il n’y a pas si longtemps.

Alexandre Le Grand!

Pendant ce temps, au Stade Percival-Molson, les Alouettes et les Blue Bombers ont offert du divertissement de haut niveau pour lancer les éliminatoires.

Comme l’a résumé le quart-arrière Davis Alexander, tout le monde a poussé un petit « holy shit » quand Winnipeg a inscrit 21 points sans réplique, mais les Alouettes ont su reprendre le contrôle du pour l’emporter 42-33.

Alexander (24 en 34 pour 384 verges) n’a toujours pas subi la défaite comme partant à Montréal. S’il ajoute encore deux victoires à sa séquence d’invincibilité, Montréal pourrait savourer un 2e championnat en 3 ans.

Le quart-arrière a ce petit quelque chose de spécial, ce côté gamer, qui donne confiance à toute l’équipe et à ses partisans. Alexander peut-il aller en chercher une 13e de suite? Le prochain match sera le plus difficile jusqu’à présent, face au vétéran Bo Levi Mitchell et les Tiger-Cats de Hamilton en finale de l’Est, mais avec Alexander avec le ballon dans les mains, la confiance est de mise.

Notre tennis brille un peu partout

La montée en puissance de Félix Auger-Aliassime se poursuit de plus belle. Le Québécois n’a peut-être pas remporté le Masters 1000 de Paris face au meilleur joueur du monde, Jannik Sinner, mais sa performance lui a permis de grimper au 8e rang mondial et d’aspirer à une présence lors des Finales de l’ATP.

Pour y accéder, « FAA » devra espérer que Lorenzo Musetti ne remporte pas le tournoi ATP 250 à Athènes cette semaine.

Qu’il soit présent ou non à Turin, il faut saluer la progression d’Auger-Aliassime au cours des derniers mois et une fin de saison 2025 de haut niveau.

Et que dire de Victoria Mboko, qui a vaincu Leylah Fernandez en demi-finale avant de s’imposer contre Cristiana Busca pour remporter son premier titre depuis son triomphe à l’Omnium Banque Nationale au mois d’août dernier.

Mboko pointe maintenant au 18e rang mondial... elle était classée 333e rang au début de l’année 2025. Exceptionnel!

Les montagnes russes de la NFL

Chaque semaine, le portrait des puissances de la NFL change de visage. En cette 9e semaine, le gros match, c’était celui entre les Chiefs et les Bills. Sans surprise, le suspense a duré jusqu’au dernier jeu, et Josh Allen a eu le dessus sur Patrick Mahomes pour la 5e fois de suite en saison régulière. Ce ne serait pas surprenant si les deux rivaux se retrouvaient en éliminatoires, là où Mahomes a toujours eu le dessus.

Ailleurs dans le circuit, les équipes de haut de classement comme les Colts, les Lions et les Packers sont tombées et les Commanders ont perdu Jayden Daniels. Pendant ce temps, les Seahawks, les Broncos et les Patriots semblent dans une bonne position pour causer des surprises et remporter leur division. Parfois, cette ligue est à n’y rien comprendre!

Nous sommes maintenant en novembre, et normalement, on commence à distinguer 3 ou 4 équipes au-dessus de la mêlée, mais cette année, il est absolument impossible de prédire à quoi ressemblera le tableau des éliminatoires. Cette saison étrange ne manquera pas de suspense au cours des prochaines semaines.

Personne en bas de ,500!

En ce lundi, aucune équipe de l’Association de l’Est dans la LNH n’affiche un dossier inférieur à ‚500. Oui, oui, je vous le dis! Allez constater par vous-mêmes.

Les Bruins (7-7-0) sont la seule formation affichant un dossier parfaitement identique. Cinq équipes dans l’Est montrent une fiche de 6-5-1, alors que les Sabres 5-4-3 occupent la dernière position.

La course vers les séries éliminatoires est bien jeune, mais elle s’annonce palpitante. Imaginez, les Canadiens, qui affronteront les Flyers, les Devils et le Mammoth cette semaine, trônent au sommet de l’Assocation avec 18 points en 12 matchs, mais ils ne sont qu’à cinq points du dernier rang.

Octobre a été un mois de sport mémorable, et novembre ne perd rien pour attendre!