Dans la tradition de l'Omnium britannique

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Shane Lowry fin prêt à reprendre le Claret Jug L'ancien champion de l'Omnium Britannique voudra récupérer sa couronne au Royal Portrush après sa victoire par six coups en 2019.

COLLABORATION SPÉCIALE

La précision des coups de départ et la dextérité des joueurs sur les coups autour des verts seront les éléments clés pour espérer remporter la 153e édition de l'Omnium britannique disputée au Royal Portrush cette semaine en Irlande du Nord.

Le parcours offre des conditions de jeu légèrement différentes des parcours généralement utilisés en Angleterre et en Écosse pour ce championnat. Les dunes sont plus imposantes, la fétuque plus abondante et la couleur verte normalement plus présente.

On a l'impression que le tracé contourne continuellement les dunes et le vent est un facteur omniprésent. Qui conque maîtrisera ses coups de départ et se retrouvera dans l'allée sera nettement avantagé.

Les contours des verts sont également un élément clé. Il faudra avoir beaucoup de dextérité à proximité des verts afin de se retrouver sur les bons plateaux. Les coups d'approche ratés ne laisseront aucune chance aux joueurs. Ils seront automatiquement pénalisés.

Les participants devront aussi s'habituer à une vitesse de verts plus lente que ce à quoi ils sont habitués sur les parcours utilisés lors des tournois réguliers du circuit PGA Tour. Il est impossible d'augmenter la vitesse des verts sinon les balles ne pourraient tenir sur les immenses surfaces de jeu balayées par le vent.

Les fosses de sable sont stratégiquement disposées autour des dunes. Contrairement à plusieurs parcours des îles britanniques, les fosses du Royal Portrush sont plutôt à l'intérieur des allées réduisant l'espace disponible des zones cibles. D'habitude, les fosses sont à l'extérieur des allées et attendent patiemment que les balles y roulent au gré des dénivellations de surfaces extrêmement fermes.

Les joueurs devront aussi évoluer à partir de quelques tertres de départ surélevés. Cela donne une fausse impression du degré de difficulté qui attend le joueur à la suite d'un  coup plus ou moins bien réussi. Plusieurs verts sont également surélevés et nécessiteront une analyse plus détaillée sur les approches.

Il faut s'attendre à ce que nombre de balles soient rejetées à l'extérieur des verts et se retrouvent au bas de pentes abruptes dans l'herbe très longue.

Le coup d'œil sur l'ensemble de la propriété est vraiment particulier. Des rénovations ont été apportées afin d'augmenter la présence de nombreux spectateurs présents pour l'événement. Conscients de l'environnement unique, les responsables ont pris un soin jaloux de respecter les normes prescrites. À titre d'exemple, on note sur le site plus de 130 espèces de types de gazon et de plantes indigènes.

Les favoris ne voudront certes pas imiter le héros local Rory McIlroy qui avait inscrit un quadruple boguey à son premier trou lors du championnat en 2019 en envoyant son coup de départ hors limite pour finalement inscrire un huit sur sa carte de pointage et dès lors commencer à jouer du golf de rattrapage. Il devait éventuellement rater les rondes finales par un coup.

Reste l'autre élément clé de l'Omnium britannique : La météo. On prévoit des températures entre 15 et 18 degrés. Un temps nuageux et des possibilités de pluie à chaque journée du championnat avec des vents entre 15 et 25 kilomètres-heure. Le cocktail idéal pour la présentation du « British Open » dernier tournoi majeur de la saison.