Cyclisme

Un conflit qui pourrait coûter des millions à Derek Gee

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Le Canadien Derek Gee fonce vers la ligne d'arrivée de la 21e étape du Tour de France, un contre-la-montre individuel de 33,7 kilomètres entre Monaco et Nice, en France, le dimanche 21 juillet 2024.

Le cycliste canadien Derek Gee a déclaré qu’il pourrait devoir payer plus de 30 millions d’euros (48,6 millions $Can) en dommages et intérêts à la suite de sa décision de résilier son contrat avec l’équipe Israel-Premier Tech.

Il a néanmoins confirmé qu’il avait l’intention de poursuivre sa bataille juridique, parce qu’il ne peut « simplement plus courir pour cette équipe ».

L’Ottavien âgé de 28 ans a diffusé un communiqué sur ses réseaux sociaux jeudi dans lequel il indique que bien qu’il ne puisse commenter le dossier «en raison des procédures en cours», il souhaite partager sa version de l’histoire.

« J’ai rompu mon contrat pour des motifs valables, comme c’est le droit de toute personne lorsqu’elle n’est pas en mesure de continuer à effectuer son travail dans certaines circonstances, a-t-il écrit. Je n’ai pas pris cette décision à la légère. Elle a été prise à la suite d’un conflit irréconciliable avec le directeur de l’équipe, ainsi qu’en raison de certaines sérieuses préoccupations associées au fait de poursuivre mes activités avec l’équipe, tant du point de vue de la sécurité que des convictions personnelles qui pesaient lourdement sur ma conscience. »

L’équipe Israel-Premier Tech (IPT) a publié un communiqué d’un paragraphe lorsqu’elle a été questionnée sur le message de Gee.

« La décision de Derek Gee de résilier son contrat est présentement étudiée par le Collège arbitral de l’UCI. Pour cette raison, l’équipe ne peut commenter la situation », pouvait-on lire.

L’Union cycliste internationale (UCI) est l’organisation qui chapeaute le cyclisme sur la planète.

IPT a répondu à un avis de résiliation de contrat des avocats de Gee en août en indiquant que le Canadien souhaitait renégocier les termes de son entente ratifiée après qu’il eut surpris tout le monde au Tour d’Italie en 2023.

L’équipe soutient que le contrat de Gee est toujours valide, ajoutant au passage que l’affaire est présentement entre les mains de l’UCI et des avocats affectés au dossier.

Gee a nié que des motifs pécuniaires motivent sa décision.

« Je comprends que l’équipe ait un point de vue différent et que la décision appartienne aux autorités compétentes, a-t-il déclaré jeudi. Cependant, je suis maintenant confronté à ce que je comprends être une requête de dommages et intérêts estimée à plus de 30 millions d’euros, pour n’avoir fait qu’exercer mes droits fondamentaux en tant que professionnel et en tant que personne.

« Ce ne sont pas les chiffres ni le genre de situation auxquels s’attend un athlète qui rêve de devenir cycliste professionnel, et je crois que cela va à l’encontre des valeurs mêmes que le sport cherche à défendre. Ces actions reflètent également les problèmes mêmes qui ont conduit à la rupture initiale de la relation », a-t-il poursuivi.

« Cela renforce ma conviction que quitter l’équipe était la bonne décision, indépendamment de l’annonce récente de changements de marque et de changements structurels cosmétiques », a-t-il conclu.