Formule 1

Une saison sous domination orange

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Les attentes étaient très élevées en vue de la saison 2025 de Formule 1. On se demandait si McLaren pouvait poursuivre sur sa lancée de 2024, si Max Verstappen allait demeurer l’homme à battre, si Ferrari allait enfin pouvoir se battre pour le sommet du classement, surtout avec l’arrivée de Lewis Hamilton, si Mercedes pouvait aussi se joindre à la lutte, et si Kimi Antonelli pouvait répondre aux grandes attentes placées en lui.

Beaucoup d’attentes pour arriver à la mi-saison avec un constat implacable : c’est une domination McLaren, le titre des constructeurs est pratiquement acquis, et celui des pilotes sera fort probablement remporté par un pilote à la combinaison papaye (je me garde une réserve par soucis journalistique… mais difficile d’entrevoir un autre scénario).

Ça reste toutefois une saison très excitante, car la lutte entre Oscar Piastri et Lando Norris est très serrée et devrait animer le spectacle jusqu’en fin de saison. Pour mettre la table pour les dix prochains Grands Prix, voici mon bilan de mi-saison, équipe par équipe.

Une lutte harmonieuse… pour l’instant

Qualifications : Piastri 8-6

Courses : Égalité 7-7

Classement : Piastri 1er (284 points), Norris 2e (275 points)

Un écart de seulement neuf points à la pause estivale, on n’avait pas vu cela depuis 2021, alors que huit points séparaient Lewis Hamilton et Max Verstappen… et on se souvient du spectacle que la fin de saison avait offert.

C’est impressionnant de voir à quel point les statistiques sont partagées entre Oscar Piastri et Lando Norris. Six victoires pour Piastri contre cinq pour Norris… qui a toutefois remporté trois des quatre dernières épreuves. Douze podiums et quatre positions de tête de chaque côté. Sept fois chacun, ils ont battu leur coéquipier en course. Les deux pilotes sont nez à nez.

Oscar Piastri a toutefois pris l’étiquette de favori. Il est plus constant, plus en contrôle, notamment grâce à son calme qui le caractérise.

Norris, lui, a commis plus d’erreurs, notamment en qualifications, et il ne semblait pas avoir pleinement confiance en la voiture, surtout en début de saison.

Même s’il s’est souvent compliqué la vie, Norris est régulièrement parvenu à limiter les dégâts en course, si bien qu’au final, il est toujours aussi près de Piastri. Sans son abandon à Montréal, c’est Norris qui mènerait le championnat à la pause estivale.

D’ailleurs, cet incident entre les deux pilotes aurait bien pu marquer un tournant dans leur relation. En prenant le blâme rapidement, Norris a toutefois empêché la situation de s’envenimer. Autant Piastri que Norris réitèrent leur désir de se battre férocement pour le titre des pilotes, mais proprement. On ne doute pas de leurs intentions, mais une course au titre entre coéquipiers, c’est toujours très difficile, même entre amis. Souvenez-vous de Lewis Hamilton et Nico Rosberg en 2016…

Chez les constructeurs, c’est vrai qu’on aurait aimé une course plus serrée… mais le bon côté, c’est que McLaren n’a aucune raison de ne pas laisser ses deux pilotes se battre en piste. L’avance chez les constructeurs est insurmontable, alors que le meilleur pilote gagne!

Pas le conte de fées espéré

Qualifications : Leclerc 10-4

Courses : Leclerc 11-2

Classement : Leclerc 5e (151 points), Hamilton 6e (109 points)

Les attentes étaient tellement grandes cette saison pour Ferrari, et comme ce fut souvent le cas au cours des dernières années, les tifosis restent sur leur appétit.

Toutefois, il faut aussi éviter d’être trop dramatique. Ferrari est deuxième au classement des constructeurs, là où on les voyait en début de saison… sauf que c’est l’écart de 299 points avec McLaren qui est beaucoup plus grand qu’anticipé.

Lewis Hamilton peine toujours à s’adapter à sa nouvelle équipe. Il faut dire qu’il y a beaucoup à gérer. De nouveaux réglages, un nouvel entourage, de nouveaux ingénieurs, un nouveau groupe propulseur, une voiture bien différente de la Mercedes… le défi est certes grand.

Au final, à l’exception d’une victoire en course sprint en Chine, c’est une campagne frustrante pour le septuple champion du monde. Son moral en prend un coup, surtout lors des dernières séances de qualifications avant la pause, alors qu’il s’est montré très critique envers lui-même. On verra si la pause lui aura permis de décrocher un peu et de recommencer la saison dans un meilleur état d’esprit.

Quant à Charles Leclerc, il fait ce qu’il peut avec la voiture qu’il a sous la main, lui qui a grimpé sur cinq podiums en 2025. On le sent tout de même un peu frustré par moment de ne pas pouvoir se battre pour le championnat cette année encore, et on peut le comprendre.

Frédéric Vasseur, lui, a signé une prolongation de contrat alors que les rumeurs de départ se faisaient entendre en Italie. Pour Vasseur, Leclerc et Hamilton, l’objectif sera de conserver le deuxième rang au championnat et de se tourner vers 2026…

La constance de Russell, l’apprentissage d’Antonelli

Qualifications : Russell 13-1

Courses : Russell 14-0

Classement : Russell 4e (172 points), Antonelli 7e (64 points)

En lutte avec Ferrari, c’est notamment Mercedes qui voudra s’emparer de la deuxième place chez les constructeurs.

L’écurie est menée par le travail de George Russell, qui n’a pas volé son surnom de Monsieur Constance avec six podiums et onze top-5. Le coup d’éclat, c’est bien sûr le week-end parfait qu’il a connu ici à Montréal, récoltant la position de tête et la victoire.

La pression est grande sur Russell cette saison, qui doit prouver qu’il peut devenir le leader de cette écurie à la suite du départ de Lewis Hamilton. Ses performances sont à la hauteur. Il n’a que quinze points de retard sur Max Verstappen et luttera pour la troisième place au championnat des pilotes, ou autrement dit, le titre de meilleur pilote qui n’est pas chez McLaren.

Maintenant, il ne reste plus qu’à confirmer son retour avec Mercedes l’an prochain, lui qui est toujours sans contrat pour 2026. Maintenant que Verstappen a confirmé son retour chez Red Bull, ce n’est, en théorie qu’une formalité… mais une formalité qui se fait attendre.

Quant à Antonelli, il a vécu les hauts et les bas qui viennent avec l’apprentissage d’un pilote recrue au grand potentiel. À vous de décider ce que vous voulez retenir de sa campagne jusqu’à présent.

D’un côté, les statistiques positives : plus jeune pilote à mener une course, troisième plus jeune pilote à monter sur un podium en Formule 1, détenteur de la position de tête pour la course sprint à Miami, dans les points dans cinq de ses six premières courses…

De l’autre, le côté plus difficile : Dans les points seulement deux fois lors des huit dernières épreuves, éliminé de la Q3 cinq fois, battu par son coéquipier lors de tous les Grands Prix…

À 19 ans (depuis ce lundi), il y a encore beaucoup de choses à améliorer pour Antonelli. Mais, personnellement, ce sont plutôt les faits d’armes positifs que je retiens.

Beaucoup de questions… mais une certitude

Qualifications : Verstappen 12-0 vs Tsunoda, Verstappen 2-0 vs Lawson

Courses : Verstappen 11-1 vs Tsunoda, Verstappen 2-0 vs Lawson

Classement : Verstappen 3e (187 points), Tsunoda 18e (10 points)

Je n’ai pas souvenir d’avoir déjà vu un tel écart entre deux pilotes au sein d’une même équipe. Déjà l’an dernier, l’écart entre Max Verstappen et Sergio Perez était impressionnant. Sauf que cette année, on réalise que Perez n’était probablement pas le seul à blâmer pour ses contre-performances.

Verstappen est troisième au classement des pilotes, Yuki Tsunoda 18e. En fait, Verstappen aurait pu participer seulement au Grand Prix d’Australie en lever de rideau, il aurait tout de même inscrit 72% des points de Red Bull cette saison. C’est tout de même incroyable!

Seulement deux ans après avoir réussi l’une des saisons les plus dominantes de l’histoire de la Formule 1, l’écurie Red Bull se cherche et plusieurs questions restent en suspens quant à l’avenir de la formation. Qui peut relever le défi d’être le deuxième pilote de l’écurie? Comment peut-on s’assurer d’offrir une voiture qui peut permettre à Verstappen de jouer la victoire, mais qui ne rend pas la voiture inconduisible pour son coéquipier? Est-ce que Laurent Mekies pourra faire sa marque comme directeur d’écurie après le départ de Christian Horner? Est-ce que Max Verstappen restera à long terme avec l’équipe? Comment se passera le départ de Honda et l’arrivée de Ford en 2026, année qui coïncide avec d’importants changements de règlementations?

Au cœur de ces réflexions, une certitude demeure, soit la qualité du pilotage de Max Verstappen. Ses victoires au Japon et à Imola ont été impressionnantes. À Suzuka, grâce à un tour d’exception en qualifications, et en Italie, grâce à l’un des plus beaux dépassements de la saison au départ sur Oscar Piastri.

Helmut Marko et Max Verstappen ont été clairs, le pilote néerlandais sera de retour avec l’écurie en 2026. Il est déjà sous contrat, mais les rumeurs d’un transfert chez Mercedes ont fait couler beaucoup d’encre. Lorsqu’on voit comment se passe la saison pour Red Bull, il est clair qu’assurer la présence de Verstappen au sein de l’écurie le plus longtemps possible sera la plus grande priorité de Mekies.

En pleine progression

Qualifications : Albon 8-6

Courses : Albon 9-4

Classement : Albon 8e (54 points), Sainz 16e (16 points)

En embauchant Carlos Sainz et en commençant la saison avec deux pilotes d’expérience, James Vowles et Williams affichaient leurs ambitions de redevenir une équipe sérieuse en milieu de peloton.

Le début de saison de l’écurie anglaise vient confirmer ces aspirations. L’écurie, qui avait terminé neuvième chez les constructeurs l’an dernier, pointe maintenant au cinquième rang avec un total de 70 points. C’est assez impressionnant si on considère que le total de points des sept dernières saisons de l’écurie était de 84… un total qui risque d’être surpassé en une saison seulement.

Alex Albon se retrouve au cœur des succès de l’écurie, notamment grâce à trois cinquièmes positions acquises en Australie, à Miami et à Imola. À sa quatrième saison avec l’équipe, on sent qu’Albon est à l’aise dans son environnement et ça se traduit dans sa récolte de points.

Cependant, tout n’est pas rose chez Williams, il reste encore des points à améliorer. À commencer par les performances de Carlos Sainz. On se répète, mais changer d’écurie demande du temps d’adaptation, et le pilote espagnol l’expérimente à son tour. On sait tous que Sainz peut s’approcher davantage des performances d’Albon. À lui de poursuivre son apprentissage de sa nouvelle monoplace.

Autre point à améliorer chez Williams, c’est la fiabilité des voitures. Albon et Sainz ont dû abandonner trois fois chacun depuis le début de la saison. C’est beaucoup d’opportunités gaspillées, notamment en raison de problème de surchauffe de la voiture. De nouvelles évolutions devraient toutefois aider l’écurie à ce point de vue.

Un résultat encourageant juste avant la pause

Qualifications : Alonso 14-0

Courses : Alonso 9-4

Classement : Alonso 11e (26 points), Stroll 12e (26 points)

Ce n’est pas un début de saison facile pour Aston Martin, mais le dernier Grand Prix avant la pause estivale a permis à l’écurie d’apprécier davantage les vacances. Avec une cinquième place pour Alonso et une septième pour Stroll, l’écurie est passée du huitième au sixième rang des constructeurs.

Fernando Alonso connaît une bonne séquence, terminant cinq des six dernières épreuves dans les points. Les évolutions amenées par l’écurie ont permis à l’Espagnol de retrouver ses repères, car son début de saison était loin de ses standards habituels, lui qui n’avait inscrit aucun point lors des huit premières courses.

Dans le cas de Lance Stroll, c’est une saison qui met en lumière ses forces et ses faiblesses qu’on connaît bien. Sa plus grande force, c’est de profiter des conditions pluvieuses pour se distinguer, ce qu’il a fait notamment en Australie et en Grande-Bretagne, et aussi lors de la course sprint de Miami, allant chercher plusieurs points importants pour l’équipe.

Sa plus grande faiblesse, c’est ses performances en qualifications, lui qui n’a toujours pas battu Alonso le samedi depuis plus d’un an. Neuf fois en 14 épreuves, Stroll n’est pas parvenu à passer la première ronde des qualifications. Partant loin sur la grille de départ, Stroll a terminé sept de ses 13 courses de la saison hors du top-15. Rappelons aussi qu’il n’a pas participé au Grand Prix d’Espagne en raison d’une opération à un poignet.

Si le plus récent résultat de l’équipe donne espoir d’une fin de saison moins ardue, il reste que l’écurie pense déjà à 2026, année lors de laquelle on pourra vraiment voir les premiers effets de l’arrivée d’Adrian Newey.

La surprise Sauber

Qualifications : Bortoleto 8-6

Courses : Hulkenberg 8-5

Classement : Hulkenberg 9e (37 points), Bortoleto 17e (14 points)

L’une des belles surprises de cette saison, c’est de voir l’écurie Sauber aussi compétitive. Après tout, qui aurait prédit que Nico Hulkenberg obtiendrait son premier podium en F1 avant le premier de Lewis Hamilton avec Ferrari!

Cette troisième position du pilote allemand acquise à Silverstone est l’un des moments forts de cette saison. Les partisans l’espéraient sans trop y croire, mais voilà que c’est fait. Quinze ans après ses débuts en 2010 avec Williams, Hulkenberg peut maintenant se vanter d’avoir terminé sur le podium en Formule 1.

Ce résultat lui permet de se propulser au classement, lui qui figure au sein du top-10 chez les pilotes à la pause estivale avec 37 points.

De son côté, son coéquipier, Gabriel Bortoleto, commence à trouver ses repères en Formule 1 et il est sur une bonne séquence, lui qui a atteint la Q3 et qui a terminé dans les points lors de trois des quatre dernières courses.

Champion de F3 et de F2 lors des dernières saisons, le Brésilien est à prendre au sérieux même s’il fait moins jaser que d’autres recrues comme Kimi Antonelli et Isack Hadjar. Le fait qu’il ait le dessus sur son vétéran coéquipier en qualifications est également très impressionnant.

Surtout, ces performances sont encourageantes pour le futur de l’écurie, qui deviendra Audi l’an prochain. Le constructeur allemand pourra faire son entrée en F1 non pas en prenant les rênes d’une équipe en fond de peloton, mais plutôt d’une équipe capable d’inscrire des points. Le défi restera immense, mais la base sera plus solide qu’on l’anticipait il n’y a pas si longtemps.

Un meilleur environnement que chez Red Bull?

Qualifications : Hadjar 9-3 vs Lawson, égalité 1-1 avec Tsunoda

Courses : Hadjar 8-3 vs Lawson, égalité 1-1 avec Tsunoda

Classement : Hadjar 13e (22 points), Lawson 15e (20 points)

Depuis que Red Bull a racheté l’écurie Minardi pour en faire sa deuxième équipe, le mandat premier de l’équipe a toujours été de préparer de jeunes pilotes pour ensuite faire le saut chez Red Bull.

Sauf que pour la première fois, on a l’impression que les pilotes de Racing Bulls aimeraient mieux conserver leur volant que de voir leur nom être appelé comme deuxième pilote chez Red Bull.

Ce n’est pas que la Racing Bulls est particulièrement performante, mais elle est plus facile à conduire et moins délicate que sa grande sœur. Après un début de saison catastrophique chez Red Bull, Liam Lawson est en train de retrouver ses repères. Il a terminé dans les points trois fois lors des cinq dernières courses, ce qu’il n’avait pas fait lors des sept premières épreuves du calendrier. Au classement, il se rapproche de son coéquipier et seulement deux points d’écart les séparent.

Quant à Isack Hadjar, son début de saison a beaucoup fait parler. Constant, il se retrouvait même au neuvième rang des pilotes après le Grand Prix d’Espagne. Sauf que les dernières épreuves ont été plus difficiles et il n’a pas amassé de points à ses cinq dernières courses.

Le Français demeure tout de même dans les discussions pour faire le saut chez Red Bull en 2026. Hadjar, lui, répète que c’est son objectif, mais qu’il ne se sent pas prêt pour l’instant et qu’il veut poursuivre son apprentissage chez Racing Bulls.

On peut le comprendre lorsqu’on voit le sort des derniers pilotes qui ont tenté de relever le défi d’être le coéquipier de Verstappen…

Haas se bat pour chaque point

Qualifications : Ocon 8-6

Courses : Ocon 9-5

Classement : Ocon 10e (27 points), Bearman 19e (8e)

La saison de Haas jusqu’à présent, c’est la preuve qu’il est très difficile de se démarquer en milieu de peloton et d’inscrire des points de façon régulière. L’équipe compte pourtant sur une voiture somme toute compétitive, sur un pilote d’expérience en Esteban Ocon, et sur une bonne recrue en Oliver Bearman. Pourtant, l’équipe occupe l’avant-dernier rang au classement des constructeurs.

L’expérience d’Ocon, qui en est à sa première saison avec la formation américaine, aide grandement l’équipe. Il a obtenu une cinquième place en Chine et pointe au 10e rang des pilotes.

Quant à Bearman, il a été très bon en marquant des points lors de trois des quatre premières courses de la saison… mais depuis, c’est la panne sèche (à l’exception de deux points amassés lors de la course sprint en Belgique). Ça ne veut pas dire qu’il ne fait pas du bon travail. Quatre fois de suite, entre les Grands Prix du Canada et de Belgique, il a terminé au 11e rang, le premier rang qui n’accorde pas de points. Il est dans la course pour les points… mais avec un milieu de peloton aussi serré, il peine à aller chercher la position qui fait la différence. Parviendra-t-il à le faire plus souvent en deuxième moitié de saison?

Au moins, il y a Gasly…

Qualifications : Gasly 5-1 vs Doohan, Gasly 6-2 vs Colapinto

Courses : Gasly 4-1 vs Doohan, Gasly 5-3 vs Colapinto

Classement : Gasly 10e (20 points), Colapinto 20e (0 point)

Il y avait pourtant des signes encourageants chez Alpine lors des essais hivernaux à Bahreïn. Or, voilà que l’écurie française se retrouve au dernier rang des constructeurs.

Il faut dire que Pierre Gasly est toujours le seul pilote à avoir inscrit des points chez Alpine cette saison. Ni Jack Doohan, ni Franco Colapinto ne sont parvenus à extirper de la performance de cette monoplace.

Gasly, lui, continue de porter cette équipe à bout de bras malgré une voiture qui n’a pas le rythme de ses concurrents. Avec en plus le départ du directeur de l’écurie, Oliver Oakes, pour des raisons personnelles, Gasly demeure professionnel et motivé malgré les embûches. Il est devenu le grand leader de cette écurie, celui qui tente tant bien que mal de continuer de ramer contre vents et marées.

Est-ce que le moteur Mercedes l’an prochain pourra aider l’écurie à se replacer au sein du peloton? Il faut le souhaiter, car pour l’instant, c’est difficile d’être positif chez Alpine.

L’action reprend donc cette fin de semaine du côté de Zandvoort aux Pays-Bas. Vous pourrez suivre la séance de qualifications et la course sur les ondes de RDS dès 8 heures 30 samedi et dimanche. Les séances d’essais libres sont également diffusées dans l’environnement multiplex du RDS.ca. La 1re séance a lieu vendredi à 6 h 30.