MONTRÉAL — La pluie pourrait s‘inviter à la fête pour le Grand Prix de Formule 1 du Canada, dimanche. Combinée aux températures plus fraîches, celle-ci diminuera considérablement l’adhérence et pourrait être à l’origine de plusieurs sorties de piste.
La course sur le circuit Gilles-Villeneuve pourrait être la première tenue sur une piste mouillée depuis le début de la saison. Avec l’introduction d’une nouvelle génération de voitures et de nouveaux pneus pour la pluie, les écuries et les pilotes se retrouveraient ainsi dans l’inconnu.
Le Britannique George Russell (Mercedes), qui s’élancera de la position de tête pour une troisième année consécutive sur l’île Notre-Dame, ne sait pas à quoi s’attendre, samedi.
«Pour être honnête, il n’y a pas grand-chose que nous puissions faire, a-t-il lancé lors de la conférence de presse après les qualifications. La vérité, c’est qu’on n’a pas encore conduit (ces voitures) sous la pluie.
«J’aime vraiment la pluie. Elle offre certaines opportunités, et le rythme des gars autour de nous semblait vraiment solide sur piste sèche (samedi) matin. Donc oui, je suis vraiment curieux de voir comment ça va se passer sous la pluie. Ça ne va pas être facile. Les courses sur piste mouillée ne sont jamais faciles, mais nous sommes dans la meilleure position pour commencer.»
En cas de pluie et de départ arrêté, Russell et son coéquipier italien Kimi Antonelli, qui sera à ses côtés sur la première ligne, devraient sortir indemnes du premier virage. Derrière toutefois, un freinage un peu trop téméraire pourrait aisément causer une glissade et des collisions.
«Ce sera difficile lors des premiers tours de comprendre ce qui se passe, a commenté l’Espagnol Carlos Sainz fils (Williams), qui prendra le départ de la 15e position. Certains pilotes, comme Pierre Gasly (Alpine) ont effectué des tests (avec les pneus pour la pluie), et ils se plaignaient beaucoup d’aquaplanage.
«Ce sera une course intéressante avec les températures basses, la longue ligne droite qui va refroidir les pneus, l’eau stagnante. Et la gestion de l’énergie… C’est beaucoup de choses à réfléchir», a-t-il ajouté.
Le Britannique Lewis Hamilton, qui était très heureux d’avoir placé sa Ferrari sur la cinquième place de la grille, a souvent obtenu d’excellents résultats sous la pluie. Il espère donc pouvoir chausser les pneus pour la pluie malgré l’incertitude.
«C’est ce que j’espère, et j’espère que ça nous rapprochera des gars à l’avant. Ça nous donne une chance de lutter avec les Mercedes», a-t-il lancé.
Le Britannique Lando Norris et l’Australien Oscar Piastri, de Mercedes, occuperont la deuxième ligne au départ. Le Québécois Lance Stroll, d’Aston Martin, partira 21e. Le départ sera donné à 16 h.
Tommy Thurber, La Presse Canadienne





