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Le boxeur Alex Hilton est décédé, annonce son frère

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Le monde de la boxe montréalaise est en deuil. L’ex-pugiliste Alex Hilton est décédé à l’âge de 61 ans, a annoncé son frère, Jimmy Hilton, sur son compte Facebook mardi. 

On ignore pour l’instant la cause du décès, ainsi que les circonstances qui l’entourent. 

« Les mots ne peuvent décrire le choc et la tristesse que nous ressentons tous à la suite de la perte de notre frère et fils adoré, Alex Stewart Hilton, un homme d’une grande bonté et d’une sincérité rare. Il s’est éteint paisiblement dans son sommeil aujourd’hui, à l’âge de 61 ans. Il était le meilleur fils, frère et ami qui ait jamais existé et il nous manquera terriblement. Je t’aime, mon frère », a écrit Jimmy.

L’information a ensuite été corroborée par l’associé et vice-président aux opérations et recrutement de GYM, Bernard Barré, qui a appris son décès par texto d’un ami proche. Barré s’est surtout souvenu d’un jeune boxeur prometteur au début des années 1980.

« Alex, c’était le deuxième fils de la famille Hilton, celle qui a tenu la boxe professionnelle à bout de bras pendant plusieurs années, a d’abord déclaré Barré en entrevue téléphonique avec La Presse Canadienne mardi après-midi. Alex, c’était un dur de dur. 

« Je l’ai vu chez les amateurs, et je peux vous assurer que ça n’était pas facile pour les boxeurs qui l’affrontaient. D’ailleurs, il avait eu une fiche incroyable chez les amateurs », a ajouté Barré, qui ne le côtoyait plus depuis quelques années. 

L’ancien directeur technique d’Interbox a ensuite souligné son passage remarqué chez les professionnels, « où il a collé 20 victoires en ligne ». 

Durant sa carrière dans la boxe, Alex Hilton a rapidement fait sa marque en remportant à l’âge de 18 ans le titre canadien vacant des poids moyens lors d’un combat face à Ralph Hollett, en décembre 1983.

Il a par la suite perdu le titre en janvier 1985, après ne pas avoir été en mesure de respecter le délai pour organiser la défense de celui-ci. Puis, les choses ont commencé à tourner au vinaigre. 

« Il a boxé contre Deano Clavet, au niveau local... Après ça, il est arrivé contre Stéphane Ouellet, et il s’est fait arrêter deux fois par lui. Là, on a vu ses limites. (...) Il avait moins de talent que Dave, son frère aîné, et ‘Matty’ (Matthew Hilton), qui sont d’ailleurs devenus champions du monde plus tard dans leur carrière », a rappelé Barré. 

Ce dernier a aussi rappelé sa fiche de 37-11, avec 23 K.-O., chez les professionnels, laquelle comprend six défaites subies en fin de carrière, alors qu’il « remplissait » les cartes des galas locaux. 

À l’extérieur du ring, Hilton a eu plusieurs démêlés avec la justice au cours de sa vie, particulièrement durant les années 1980. Loin de le blâmer, Barré a préféré rappeler le contexte familial dans lequel Alex Hilton et ses frères avaient grandi. 

« Ça n’a jamais été facile, car les Hilton n’ont pas été longtemps à l’école, a-t-il dit. L’éducation n’était pas vraiment une priorité dans cette famille-là. Donc, c’est sûr que pour Alex, c’était difficile, mais dans le fond, moi, la relation que j’ai eue avec lui, elle a toujours été bonne. Il avait toujours le sourire, il était content de nous voir, et il était toujours très poli. Je n’ai absolument rien à redire sur son attitude. 

« C’est sûr que c’est décevant (de mourir à 61 ans), a-t-il poursuivi. C’est très jeune pour nous quitter. »