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Toronto sait fêter

Publié le 

À croire que ce ne sont pas les mêmes personnes qui vont voir les Blue Jays et les Maple Leafs. Quel automne incroyable à Toronto. Et quelle chance ils ont de pouvoir encourager leur équipe de balle.

Lundi, ils ont pu fêter leur première victoire en Série de championnat depuis 1993. Dans un 7e match, où le toit a levé après un circuit de trois points de George Springer.

Vendredi soir, le toit venait tout juste de retomber sur ses bases qu’Addison Barger l’a à nouveau soulevé avec un grand chelem.

Barger ouvre les valves avec un grand chelem Appelé comme frappeur suppléant, Addison Barger fait passer l’avance des Blue Jays à 9-2 avec un grand chelem dans le match no 1 de la Série mondiale.

Visiblement, le toit du Rogers Centre est plus solide que celui du Stade olympique.

Le chemin qui sépare mon hôtel du Rogers Centre s’effectue sur une vingtaine de minutes à pied. Déjà sur l’heure du dîner, on sentait une fébrilité dans le centre-ville de Toronto.

Je voulais compter le nombre de fois où je voyais une personne avec une casquette des Jays, en route vers le stade. J’ai abandonné l’idée…

Une fois dans le stade, je me suis permis une petite marche dans la foule, sous les gradins. La fête a commencé avant le début du match. J’entendais parler français une fois de temps en temps. Toujours avec une casquette ou une chemise des Expos. Les Blue Jays en Série mondiale, c’est une célébration du baseball au Canada.

La présentation des joueurs se déroule ensuite. Si Shohei Ohtani se demandait quel accueil les partisans torontois allaient lui réserver, il ne se le demande plus.

Il n’y a pas de mot pour dire à quel point le Japonais s’est fait huer. Bel accueil cependant pour Freddie Freeman, qui a la citoyenneté canadienne et Teoscar Hernandez, un ancien des Jays.

Au tour de la présentation des Jays. C’est là que j’ai compris à quel genre d’ambiance on allait avoir droit durant la soirée. La foule bondit une première fois pour la présentation de Vladimir Guerrero.

Puis, une deuxième, peut-être même encore plus fort, pour Bo Bichette. Il disputait son premier match des séries. Il joue sur une patte, mais il joue quand même.

Les journalistes avec le peuple

Comme tout amphithéâtre qui se respecte, le Rogers Centre offre une galerie de presse aux journalistes, mais la demande est beaucoup trop grande pour tous les journalistes présents lors de la Série mondiale.

On a donc construit des « galeries de presse » à des endroits isolés dans les gradins. Le confort n’est pas le même, mais ça ne dérangera certainement pas un journaliste de Montréal qui paierait cher pour être ici de toute façon.

Au fait, j’étais bien content parce que j’étais encore plus dans l’ambiance que si j’avais été dans la salle de presse régulière.

J’étais donc aux premières loges pour cette explosion de joie en 6e manche. Ça a commencé avec une fausse balle de Daulton Varsho qui était près du pole de démarcation des circuits.

C’est comme si la foule a senti à ce moment que l’as partant, Blake Snell, était sur le point de flancher. Il n’a pas eu le temps de flancher, parce qu’après avoir atteint Varsho, son match était fini.

Le reste a seulement été une succession de célébration, qui a culminé avec le grand chelem d’Addison Barger, appelé à titre de frappeur suppléant.

Ce n’est pas le journaliste qui a vécu ce match. Le journaliste travaillait avant le match et après le match.

Pendant le match, c’était la cerise sur le sundae pour un maniaque de balle qui vivait sa première Série mondiale, et peut-être bien sa dernière.

Peu importe le sport, si vous aimez le sport, je vous souhaite sincèrement d’être parmi 50 000 personnes qui crient sur l’exploit sportif d’une seule personne.

Il n’y a que le sport pour procurer ce genre d’émotion.

Donc, les Jays champions de la Série mondiale. C’est loin d’être encore le cas, mais on n’y croit un peu plus, n’est-ce pas?