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Séries MLB : mes choix pour le 1er tour

Publié le 

COLLABORATION SPÉCIALE

Vingt-six longues semaines de saison régulière, et voilà que tout se joue maintenant en une courte série deux de trois pour les équipes repêchées. Pendant que les Blue Jays et Mariners dans l’Américaine, ainsi que les Phillies et Brewers dans la Nationale, profitent de quelques jours de repos bien mérités, huit autres équipes doivent déjà se battre pour garder leur rêve en vie.

Les Jays n’ont pas volé leur première place dans l’Est : les Yankees ont tout tenté pour les coiffer, mais Toronto a tenu bon. À Seattle, on a enfin célébré un titre de division pour la première fois depuis 2001. Les Phillies, eux, ont dominé leur division sans jamais être menacés par les Braves ni les Mets, tandis que les Brewers continuent de prouver qu’on peut gagner autrement que par la longue balle.

Mais assez parlé des équipes en congé. Place au vrai spectacle : l’analyse des quatre affrontements de première ronde.

Nationale

Padres de San Diego c. Cubs de Chicago

Voilà une série intrigante. D’un côté, les Padres de Manny Machado, appuyés par un des meilleurs enclos du baseball. De l’autre, les Cubs qui retrouvent Kyle Tucker et une attaque capable de faire très mal aux partants adverses.

Petit rappel : la série se jouera au Wrigley Field. Mauvaise nouvelle pour San Diego, qui n’a eu qu’une fiche de 38-43 sur la route cette saison. Ce qui inquiète encore plus : le manque de puissance. Les Padres n’ont frappé que 152 circuits (13e rang de la Nationale), contre 223 pour les Cubs (6e rang). Leur moyenne de puissance? ,390, la même que celle des Nationals. Les Cubs, eux, sont à ,430 (4e rang).

Pour espérer surprendre, San Diego doit frapper tôt, prendre l’avance et s’accrocher jusqu’à la 6e manche. Après ça, leur relève peut fermer les livres. Mais contre Shota Imanaga et Matt Boyd, deux gauchers, la tâche s’annonce compliquée. Les Padres n’ont frappé que pour ,244 avec un OPS de ,688 contre les gauchers.

Nick Pivetta a été solide, mais derrière lui c’est fragile. Michael King a connu un retour difficile en septembre et Dylan Cease, explosif mais instable, peine à donner de longs départs. Yu Darvish pourrait se retrouver dans le match décisif. Chez les Cubs, l’absence de Cade Horton est lourde, mais Tucker change complètement le visage de la formation. Pete Crow-Armstrong pourrait en profiter. Chicago a aussi l’avantage défensif, un facteur trop souvent sous-estimé en séries.

Prédiction : Cubs en 3

Reds de Cincinnati c. Dodgers de Los Angeles

Les Dodgers n’ont pas eu la saison qu’ils espéraient, mais les voilà en séries avec un personnel de partants en santé au bon moment. Blake Snell et Yoshinobu Yamamoto lanceront les deux premiers matchs. Ssi un troisième est nécessaire, Shohei Ohtani prendra la balle.

Et Ohtani, soyons clairs, vient d’une autre planète. Sa saison parle d’elle-même :

  • Comme frappeur : ,282 de moyenne, 55 circuits, 102 points produits, 146 points marqués, 20 buts volés, OPS de 1,015.
  • Comme lanceur : 47 manches, 62 retraits sur des prises, 9 buts sur balles, MPM de 2,87.

Ajoutez Freddie Freeman, toujours « clutch » en séries, et Mookie Betts, qui a terminé la saison en force, et vous avez une équipe forgée pour ces moments.

Chez les Reds, tout repose sur le monticule. Si Hunter Greene sort un chef-d’œuvre et qu’Andrew Abbott suit avec un départ solide, la série peut s’étirer. Mais offensivement, Cincinnati est à court d’armes : seulement 716 points marqués, aucun régulier au-dessus de ,270 et pas un seul frappeur à 25 circuits.

Au Dodger Stadium, dans un format deux de trois, ça ressemble à mission impossible. À moins que la magie de Terry Francona ne frappe encore.

Prédiction : Dodgers en 2

Américaine

Red Sox de Boston c. Yankees de New York

Avouez que vous auriez aimé que cette série soit un 3 de 5, voire un 4 de 7. Mais même en deux de trois, Red Sox c. Yankees, ça se vend tout seul.

Les Yankees ont terminé la saison en force. Quand Aaron Judge et compagnie claquent la longue balle, ils sont pratiquement imbattables. Les neuf frappeurs réguliers ont combiné 247 circuits, soit une moyenne hallucinante de 27 par joueur! Mais attention : Judge, aussi dominant soit-il en saison, est plus discret en séries (,205 de moyenne, OPS de ,768 en carrière). Ses 24 derniers matchs éliminatoires? ,205 et un OPS de ,643. New York n’est pas à l’abri non plus d’erreurs sur les buts ou d’une défense inconstante.

Cela dit, avec Max Fried et Carlos Rodón en tête de rotation, appuyés par une relève stabilisée en septembre, les Yankees arrivent préparés. Leur OPS de ,797 contre les gauchers pourrait aider leur cause contre Garrett Crochet.

Les Red Sox, eux, ne seront pas intimidés. Leur fiche contre les Yankees cette saison? 9-4, dont 5-2 au Yankee Stadium. Crochet peut gagner un match à lui seul, même si les Yankees excellent contre les gauchers, et Bello, meilleur loin du Fenway, peut surprendre. Lucas Giolito et une relève solide menée par Aroldis Chapman donnent aussi de la profondeur. Mais l’absence de Roman Anthony pèse lourd. Avec lui, les Sox avaient une fiche de 44-27, contre 46-45 sans lui. La différence est frappante.

Honnêtement, c’est la série la plus difficile à trancher. Mais dans un duel aussi serré, je vais pencher pour la puissance des Yankees.

Prédiction : Yankees en 3

Tigers de Detroit c. Guardians de Cleveand

Les Tigers misent tout sur Tarik Skubal pour le premier match. Et c’est vrai, il peut battre n’importe qui. Mais il ne va pas au bâton et il faudra que l’attaque suive… ce qui est loin d’être garanti. En septembre, Detroit a frappé ,230 avec un OPS famélique de ,672.

Rappel : le 1er septembre, les Tigers avaient neuf matchs d’avance. Résultat? Ils se retrouvent en série par la porte de côté, derrière les Guardians. Psychologiquement, ça laisse des traces.

Cleveland, au contraire, dégage une énergie collective. José Ramírez reste le cœur de l’attaque, même si ses chiffres en séries sont modestes (,239, 4 circuits en 42 matchs). Mais l’identité des Guardians, c’est le monticule : 2e meilleure MPM de l’Américaine. Leur baseball est serré, discipliné, hermétique.

Avec la panne offensive de Detroit et leur mental fragile, je vois Cleveland l’emporter en 3. Mais soyons honnêtes : peu importe le gagnant, difficile de les voir rivaliser longtemps avec les gros morceaux ensuite.

Prédiction : Guardians en 3

Et maintenant…

Voilà pour cette première ronde. Du baseball condensé, explosif, où chaque lancer devient décisif. Et c’est ça la beauté de ce format deux de trois : la marge d’erreur est minime, la tension maximale.

Que vous soyez pro-Yankees, pro-Red Sox ou que vous croyiez encore aux miracles des Reds, attachez votre ceinture : octobre est officiellement lancé.