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Des millions sur l’avenir, des frissons au présent

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Les Pirates veulent bâtir sur deux pierres solides

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Compte complet : Le beau temps se fait attendre pour certains clubs

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COLLABORATION SPÉCIALE

Le baseball, c’est une histoire qui s’écrit vite. Très vite. En quelques jours, on passe des paris sur l’avenir aux doutes les plus profonds, de la frustration à l’espoir… puis, sans prévenir, à des exploits qu’on n’oubliera jamais. Cette semaine en est la preuve parfaite.

Les Pirates osent avec Konnor Griffin.

Neuf ans. 140 M$. Après à peine quelques matchs.

Dans une autre époque, on aurait crié à la folie. Aujourd’hui? C’est devenu une stratégie assumée.

Griffin n’est pas seul. Colt Emerson avec Seattle et Cooper Pratt avec Milwaukee ont eux aussi signé des ententes de huit ans… sans même avoir joué un seul match dans les majeures. Trois jeunes. Trois paris. Trois organisations qui disent clairement : on préfère payer maintenant pour économiser plus tard.

Parce que c’est exactement ça, le modèle.

Dans le système actuel, les trois premières années d’un joueur sont presque figées. En 2026, une recrue gagne 780 000 $. Même en étant excellent, le salaire du joueur montera graduellement vers 900 000 $, puis environ 1 million. Ensuite vient l’arbitrage, trois autres années où le salaire augmente, mais de façon contrôlée. On parle de hausses vers 4 M$, puis 8 M$, rarement au niveau réel de la valeur du joueur d’impact.

C’est là qu’habituellement les équipes interviennent.

Elles offrent une sécurité immédiate, une richesse garantie en échange de quoi elles achètent des années d’autonomie. Dans le cas de Griffin, s’il devient une vedette, les années 6, 7 et 8 deviennent une aubaine.

Griffin produit deux autres points Konnor Griffin produit deux autres points pour les Pirates et porte la marque 7-1 face aux Padres de San Diego.

Et ce n’est pas un pari de 500 millions. Le risque est calculé.

Si le joueur plafonne, l’impact financier reste limité. Rien à voir avec les contrats gigantesques qu’on voit ailleurs avec Juan Soto et Vladimir Guerrero Jr.

Du côté du joueur, le calcul est simple : sécuriser sa vie maintenant tout en gardant une porte ouverte plus tard. Dans le cas de Griffin, il pourrait devenir joueur autonome vers 28 ans, en plein dans son prime.

Le contexte rend tout ça encore plus intéressant.

Avec un possible conflit de travail après 2026 et même l’idée d’un plafond salarial, les équipes comme Pittsburgh prennent les devants. Elles figent des coûts, sécurisent leurs talents… et envoient un message.

Les Pirates ont enfin osé.

Reste à voir si ce genre de geste pourra convaincre Paul Skenes que Pittsburgh est un endroit où bâtir… et où rester.

Les Blue Jays sont-ils déjà dans le trouble?

Le ton est déjà donné et il est inquiétant. Les blessures frappent tôt, très tôt : Cody Ponce tombe dès sa première sortie. Et ceux qui devaient relancer l’attaque patinent. Kazuma Okamoto accumule les retraits sur des prises (20 en 46 présences), symbole d’une attaque qui tourne à vide. Pendant que Dylan Cease fait son travail, le reste s’effrite : relève inconstante, production offensive inexistante… et une équipe qui, pour l’instant, n’impose rien à personne. 41 points marqués. Le même total que les White Sox.

Ça donne le ton.

L’an dernier, les Jays n’avaient jamais enchaîné six défaites. Cette année? C’est déjà arrivé après seulement onze matchs. Oui, les blessures font mal. Mais avant même de tomber au combat, Alejandro Kirk et Addison Barger ne produisaient pas. Et que dire de Daulton Varsho? La magie semble s’être évaporée. Même Nathan Lukes, révélation surprise, ralentit.

Difficile, dans ce contexte, de voir comment cette équipe va rapidement se replacer.

La prochaine série face aux Minnesota Twins n’annonce rien de rassurant. Les partants? Patrick Corbin, qui traîne une moyenne de 5,50 depuis cinq ans, Eric Lauer, de retour d’un virus, et Max Scherzer, dont l’état de santé inquiète après une sortie écourtée.

On dit souvent que le temps arrange les choses. Et il en reste 24 semaines, c’est énorme. Mais dans une division aussi compétitive, tu ne peux pas t’enfarger trop souvent. Le temps est encore un allié… mais la marge d’erreur, elle, commence déjà à être fragile. Une bonne série contre les Twins pourrait faire un grand bien à cette équipe!

La meilleure équipe du baseball cette semaine?

Les Rockies du Colorado!

Oui, oui... vous avez bien lu.

Quatre victoires consécutives, dont un balayage contre les Astros. Quand même! Et au cœur de cette séquence, un nom qui retient l’attention : Édouard Julien.

En quelques jours, sa moyenne est passée de ,111 à ,261. Mais au-delà des chiffres, c’est son rôle qui frappe : utilisé comme premier frappeur, il a donné le ton à une attaque qui, soudainement, a l’air… vivante.

Calmons-nous, on ne parle pas d’un prétendant aux séries.

Mais il y a quelque chose.

Un changement d’énergie. Une attitude différente. Une équipe qui joue avec un peu plus de mordant, un peu plus de fierté. En entrevue, Troy Johnson parlait justement de ça : un groupe qui veut compétitionner, qui veut arrêter de subir.

Et ça, ça compte.

Parce que le talent, c’est une chose. Mais sans caractère, sans détermination, ça ne mène nulle part. À l’inverse, une équipe limitée, mais engagée, peut surprendre… au moins par séquences.

L’échantillon est mince. Très mince.

Mais parfois, un simple changement de mentalité peut accélérer un processus qu’on croyait long et pénible. Pas besoin d’attendre trois ans pour voir des signes de vie.

Les Rockies ne sont peut-être pas « arrivés ».

Mais pour une fois, ils donnent l’impression d’avancer.

Jo Adell en mode Superman

Vous avez sûrement vu passer ses attrapés cette semaine avec les Angels. Trois circuits volés. Dans le même match.

Oui... trois.

Pour un voltigeur, voler un circuit, c’est l’équivalent d’un grand chelem. C’est le sommet. Le moment que tu imagines, que tu rêves et que tu rejoues dans ta tête. Et je parle par expérience : ça peut t’arriver une fois dans une saison... et tu t’en souviens toute ta vie.

Deux dans une année? Là, on commence à parler de toi comme Denzel Clarke l’an dernier avec les A’s. Trois? On parle d’un candidat sérieux au Gant doré.

Mais trois... dans un seul match?

Du jamais vu.

Adell n’est pas reconnu comme un voltigeur élite défensivement. Mais cette soirée-là, il a été parfait. Synchronisme, lecture, explosion... tout y était. Parce que ce que les gens sous-estiment, c’est la difficulté de la séquence : reculer vers la clôture, localiser la balle, ajuster ses pas... puis sauter au bon moment pour franchir la rampe et réussir l’attrapé.

Et lui, il l’a fait trois fois.

Je me suis même surpris à comparer ça à l’exploit de Fernando Tatis Sr., deux grands chelems dans la même manche contre le même lanceur. Peut-être exagéré… mais ça donne une idée de la rareté.

Sérieusement, c’est irréel.

Chapeau, Jo.

Conclusion

C’est ça, le baseball d’aujourd’hui. Des décisions calculées sur huit ans… et des moments qui durent à peine quelques secondes, mais qu’on n’oubliera jamais. Entre la vision et l’émotion, le sport continue de naviguer entre deux extrêmes. Et honnêtement, c’est exactement pour ça qu’on aime ça.