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Une médaille comme baume pour Dubreuil; encore des JO en vue?

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Laurent Dubreuil avait préparé sa saison pour être fin prêt lors des Jeux olympiques. S’il n’a pas été en mesure de monter sur le podium lors de la dernière année en Coupe du monde, il savoure pleinement aujourd’hui sa médaille de bronze obtenu au 500 mètres longue piste à Milan-Cortina.

De passage dans les studios du 5 à 7, Dubreuil est revenu sur la dernière saison en Coupe du monde et sa préparation pour les Jeux olympiques.

« Je ne vous mentirai pas, ça a été une année vraiment difficile à l’automne, a admis Dubreuil. Aucune médaille dans une année de calendrier de Coupe du monde, ça ne m’était pas arrivé depuis le calendrier avant la pandémie. Donc, ça commence à faire longtemps. Mais toute l’année était construite pour arriver avec mes meilleures jambes possible la journée des Jeux olympiques. »

L’athlète de Québec a donc dû trimer dur pour parvenir à se maintenir mentalement et physiquement prêt pendant toute la saison. Il a été en mesure d’effectuer son meilleur chrono en carrière et de décrocher sa deuxième médaille aux Jeux olympiques, après avoir raté le podium au 500 mètres à Beijing par 0,03 seconde.

Lui qui a remporté huit médailles en carrière aux Championnats du monde, a terminé son calendrier avec une cinquième place au cumulatif la semaine dernière aux Pays-Bas. Âgé de 33 ans, il ne sait pas s’il sera des prochains Jeux olympiques dans les Alpes françaises dans quatre ans.

« Je suis déjà le plus vieux au 500 mètres sur la scène internationale dans le top-40, top-50 au monde. Donc, de dire qu’à 33 ans c’est déjà vieux, à 37, est-ce même possible? On ne le sait pas », a avoué Dubreuil.

S’il ne met pas une croix sur sa participation, il prendra son temps avant d’en venir à une décision finale.

« Le patin je vais toujours aimer ça, a expliqué Dubreuil. Mais tout ce qui vient avec, les sacrifices, l’entraînement excessif… Parce que l’entraînement d’un athlète de haut niveau, ce n’est pas équilibré. C’est dédié à 100 % à ton entraînement. Les sacrifices sur l’alimentation, les voyages à l’étranger où je m’ennuie de mes enfants, c’est ça qui risque de me tanner, pas de patiner. »

En plus de tous les sacrifices, le financement des athlètes dans leur parcours est aussi un sujet qui lui tient à cœur. Il avait fait une sortie en ce sens à la fin des Jeux olympiques, en réponse à ceux qui se sont dits déçus des résultats canadiens à Milan-Cortina. Il n’était pas revenu à la maison entre les Jeux et les Championnats du monde, justement pour éviter les coûts de déplacements. Il dit avoir reçu beaucoup de messages positifs à la suite de la parution de ses propos.

« Je ne fais pas ça parce que je veux plus d’argent pour moi personnellement. Je fais ça pour qu’on ait des jeunes dans tous les sports qui aient les mêmes chances que moi et Valérie (Maltais), pour se développer et représenter le pays éventuellement. »

C’est donc en mode « une année à la fois » que Dubreuil poursuivra sa carrière, sans se mettre de pression à savoir quand il accrochera ses patins.

« C’est sûr que je patine l’an prochain, puis après ça on verra. Dans un an, vous me reposerez la même question les deux, puis je vais vous dire que je vais prendre une autre année, puis on verra. »