Amateurs
Jeux OlympiquesOpens in new window

« C’est certain qu’on en voudrait toujours plus pour les athlètes »

Mis à jour le 

Publié le 

Dans les dernières semaines, le financement des athlètes d’élite canadiens a fait beaucoup jaser au Québec comme au Canada.

Des médaillés olympiques comme Laurent Dubreuil, Mikaël Kingsbury et Valérie Maltais ont dénoncé le sous-financement pour les membres de l’équipe canadienne. Dubreuil a d’ailleurs lancé un cri du cœur après les Jeux olympiques de Milan-Cortina.

Le secrétaire aux Sports du Canada Adam van Koeverden a de son côté nié le sous-financement des athlètes olympiques.

De passage au 5 à 7 mercredi, la Ministre responsable du Sport, du Loisir et du Plein air Isabelle Charest a discuté du financement des athlètes. Elle reconnaît que le financement de l’excellence sportive est un peu en baisse comparativement aux JO de Vancouver, mais elle a souligné que c’était assez stable et semblable dans les dernières années. Toutefois, Mme Charest comprend que les athlètes aimeraient en avoir davantage.

« C’est certain qu’on en voudrait toujours plus pour les athlètes nous aussi. On voudrait que nos athlètes puissent évoluer de façon optimale pour participer à des Championnats du monde ou bien à des camps d’entraînement », a-t-elle mentionné.

Mme Charest a réitéré le rôle du gouvernement québécois, qui mise davantage sur le développement des athlètes plutôt que sur la performance de haut niveau.

« Le rôle du gouvernement du Québec est de développer les athlètes pour les amener au prochain niveau, qui se trouve à être l’équipe nationale. Quand ils se trouvent sur l’équipe nationale, on donne également des bourses et on offre du soutien pour certains centres d’entraînement. C’est certain qu’on en voudrait plus pour nos athlètes, mais je pense qu’il y a quand même plein d’initiatives au Québec. »

Une ancienne athlète fière des performances de son pays aux JO

Triple médaillée olympique lors de sa carrière de patineuse de vitesse courte piste, Mme Charest a également été chef de mission de la délégation canadienne lors des Jeux olympiques de la jeunesse d’hiver de 2016 à Lillehammer, ainsi que Chef de mission adjointe aux Jeux olympiques de 2016 à Rio. Elle a ensuite été chef de mission aux JO de Pyeongchang, en 2018, avant de se lancer en politique l’été suivant. Elle a donc suivi d’un œil attentif les résultats du Canada à Milano Cortina, où les athlètes ont remporté 21 médailles.

« On parle beaucoup des résultats en termes de médailles, mais je pense que les résultats de l’équipe canadienne dans toutes les disciplines étaient quand même au rendez-vous. L’équipe n’a pas été déclassée aux JO et je ne dirais pas que c’est la déconfiture de l’équipe canadienne. »

Du côté de la discipline de prédilection de la ministre, les patineurs de vitesse courte piste canadiens ont remporté cinq médailles à Milan. Le Comité olympique canadien avait un objectif de sept médailles avant les Jeux, ce qui représente une légère déception pour le COC.

« L’équipe est arrivée en Italie avec beaucoup d’attentes. Dans les dernières années, ils ont eu de superbes performances. On a bien vu pendant les Jeux que la différence entre une première et une quatrième place se joue en une fraction de seconde. Malheureusement, ça n’a pas tourné pour eux lors de certaines courses. »